Économie
Uber Eats et Deliveroo sommés de lever le voile sur leurs algorithmes
Les syndicats de livreurs exigent une transparence totale sur les méthodes de calcul des rémunérations et les pratiques de déconnexion, sous peine d’une action en justice.
Le principal syndicat des livreurs, l’Union Indépendants, accompagné de la CFDT, a adressé une mise en demeure à Uber Eats et Deliveroo ce lundi. Cette démarche vise à contraindre les deux géants de la livraison de repas à domicile à divulguer les mécanismes de fixation du prix des courses. Dans un communiqué, l’Union Indépendants qualifie cette action de première étape d’une procédure destinée à contester des méthodes jugées abusives, qui affectent quotidiennement des milliers de travailleurs des plateformes.
Les organisations syndicales espèrent obtenir des éclaircissements sur deux problèmes majeurs rencontrés par les livreurs. Le premier concerne ce qu’elles appellent les « déconnexions abusives », à savoir la désactivation des comptes des coursiers sur Uber Eats ou Deliveroo sans qu’aucune preuve tangible ne leur soit fournie. Le second point porte sur « l’opacité des rémunérations », une situation qui empêche les livreurs de comprendre comment leur salaire est calculé, notamment les critères retenus pour déterminer la distance, le temps d’attente ou les éventuels bonus.
Ce manque de transparence, selon les syndicats, rend impossible toute vérification de la conformité du montant versé. Ils menacent d’engager une action de groupe si une réponse satisfaisante ne leur est pas donnée sous trente jours, afin de mettre un terme à ces pratiques et d’obtenir une indemnisation pour les préjudices subis. Interrogées par l’Agence France-Presse, les sociétés Uber Eats et Deliveroo n’avaient pas réagi dans l’immédiat.
Cette initiative fait écho à une procédure similaire lancée en avril par des associations d’aide aux livreurs, en partenariat avec l’ONG Médecins du Monde. Ces dernières avaient ciblé Uber Eats, disposant de davantage d’éléments concrets contre cette plateforme. Elles réclamaient la cessation de discriminations fondées sur la vulnérabilité économique des travailleurs, ainsi que de ce qu’elles décrivent comme une « discrimination algorithmique » affectant les coursiers, sous peine de déclencher une action collective.
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