Monde
Trump ménage Khamenei tout en brandissant la menace d’une reddition iranienne


Alors que les frappes israéliennes s’intensifient, le président américain adopte une posture ambiguë, évoquant une capitulation sans conditions tout en excluant, pour l’instant, l’élimination du guide suprême iranien.
Dans un message laconique publié sur Truth Social, Donald Trump a résumé sa position en deux mots : « capitulation sans conditions ». Le locataire de la Maison Blanche a toutefois précisé que les États-Unis ne prévoyaient pas, « pour le moment », de cibler l’ayatollah Ali Khamenei, bien qu’ils connaissent sa localisation exacte. Une déclaration qui contraste avec les appels répétés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à éliminer le leader iranien pour mettre fin au conflit.
Les tensions entre Israël et l’Iran ont atteint un nouveau sommet cette semaine, avec des échanges de frappes aériennes et des menaces croisées. L’armée israélienne affirme avoir détruit des dizaines de sites militaires et nucléaires iraniens, tandis que Téhéran promet des représailles massives, notamment via des attaques de drones. Dans la nuit, des explosions ont retenti à Téhéran et Ispahan, alors que les Gardiens de la Révolution revendiquaient des frappes contre des bases aériennes israéliennes.
En marge de ces affrontements, les déclarations de Trump oscillent entre fermeté et retenue. Tout en revendiquant un contrôle total de l’espace aérien iranien, il a semblé écarter l’option d’une intervention directe contre Khamenei, une position partagée par Emmanuel Macron, qui redoute un « chaos » en cas de changement de régime à Téhéran.
Les civils paient un lourd tribut dans cette escalade. Les bilans officiels font état de centaines de morts en Iran et de dizaines en Israël, où les autorités ont ordonné l’évacuation de certaines zones. À Téhéran, la population tente de survivre dans un climat de peur, avec des pénuries de carburant et de nourriture, tandis que des centaines d’étrangers ont été évacués vers l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
Alors que la cyberattaque paralyse une banque majeure iranienne et que les infrastructures internet sont perturbées, la communauté internationale s’inquiète d’une guerre ouverte. Les Occidentaux, divisés sur la stratégie à adopter, observent avec appréhension cette confrontation qui pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.





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