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Londres lève le secret sur ses missiles pour armer l’Ukraine sur place

Andy Burnham fait de l’Ukraine sa première destination officielle et annonce un partage de technologies sensibles. De quoi rapprocher un peu plus Londres…

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Londres lève le secret sur ses missiles pour armer l’Ukraine sur place

Andy Burnham fait de l’Ukraine sa première destination officielle et annonce un partage de technologies sensibles. De quoi rapprocher un peu plus Londres et Kyiv face à Moscou.

Ce lundi, Andy Burnham pose le pied en Ukraine. C’est son premier voyage à l’étranger depuis qu’il a pris les rênes du gouvernement britannique. Au programme, une réunion de la « coalition des volontaires » qu’il copréside et un entretien avec le président Volodimir Zelensky.

Le chef du gouvernement compte y faire une annonce importante. Londres a décidé d’autoriser le fabricant européen MBDA à transmettre des données classifiées sur les composants britanniques du missile de croisière SCALP. Ces pièces entrent dans la fabrication d’une arme qui repose sur une technologie conjointe entre la France et la Grande-Bretagne. Grâce à ce feu vert, Paris et Kyiv peuvent désormais mettre en place des chaînes d’assemblage locales pour ce missile à longue portée. Autrement dit, l’Ukraine ne dépendra plus seulement des livraisons occidentales pour ce type d’armement.

Andy Burnham a rappelé la ligne de son gouvernement en déclarant que « la sécurité de l’Ukraine est notre sécurité » et que Londres resterait aux côtés de Kyiv « aussi longtemps qu’il le faudra ». Depuis l’invasion russe de février 2022, la Grande-Bretagne fait partie des soutiens les plus actifs de l’Ukraine. Elle a été la première à promettre des chars d’assaut puis des missiles de croisière de fabrication occidentale. Moscou, de son côté, a mis en garde Londres la semaine dernière contre les « conséquences » de ses livraisons de drones, accusant la Grande-Bretagne de jouer un rôle grandissant dans le conflit.

Cette visite doit aussi servir à répéter que la Grande-Bretagne entend rester mobilisée. Zelansky avait d’ailleurs été le premier dirigeant étranger reçu par Andy Burnham à Downing Street le mois dernier.

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