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Prince Harry, retour sous haute tension dans la monarchie

Le prince Harry s’apprête à fouler à nouveau le sol britannique avec Meghan et leurs enfants. Un retour très attendu, mais qui ne réchauffe ni l’opinion…

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Prince Harry, retour sous haute tension dans la monarchie

Le prince Harry s’apprête à fouler à nouveau le sol britannique avec Meghan et leurs enfants. Un retour très attendu, mais qui ne réchauffe ni l’opinion publique, ni les relations familiales.

Le retour est annoncé. Harry, 41 ans, va revenir s’installer en Angleterre avec sa femme et leurs deux enfants. Côté palais, l’accueil est glacial. Les Britanniques, eux, ne cachent pas leur méfiance. Selon un dernier sondage, 58 % d’entre eux ont une mauvaise opinion du prince. Seules Meghan, à 65 %, et Andrew, l’ex-prince englué dans l’affaire Epstein, à 92 %, font moins bien que lui. Le fils cadet de Charles III n’a jamais été aussi impopulaire.

Ce rejet est à la hauteur du chemin parcouru. Harry abhorre les tabloïds depuis la mort de Diana, sa mère, en 1997 dans un accident de voiture à Paris. Il leur a livré bataille pendant des années, parfois gagné, souvent perdu. Son dernier procès contre le Daily Mail, avec d’autres célébrités, s’est soldé par un échec. Mais ce n’est pas son seul combat. Tous ceux qui le connaissent saluent son engagement caritatif, des victimes du sida aux Invictus Games qu’il a créés en 2014 pour les soldats blessés en mission. Un domaine dans lequel il excelle, comme le racontait un commentateur royal, grâce à un talent rare pour aller vers les gens.

Ce talent, il l’a pourtant mis au service d’autre chose depuis son départ en Californie. En 2020, Harry et Meghan ont tout quitté. Ils ont abandonné leurs fonctions royales, perdu la protection policière et l’argent public, puis se sont installés à Montecito. Depuis, ils ont tout raconté. Une interview avec Oprah Winfrey, un documentaire sur Netflix, un livre de souvenirs intitulé Le Suppléant. Chaque prise de parole a ravivé les tensions avec Charles, Camilla et surtout William. La règle d’or de la famille royale veut qu’on ne se plaigne jamais et qu’on ne se justifie jamais. Harry a fait exactement le contraire.

Pourtant, tout lui avait longtemps été pardonné. On se souvient du petit garçon de 12 ans marchant la tête baissée derrière le cercueil de sa mère. Puis vint la jeunesse turbulente, le cannabis, les soirées arrosées, la bagarre avec un photographe et ce déguisement de nazi qui avait provoqué un scandale. Après le collège d’Eton, Harry avait trouvé une certaine stabilité dans l’armée. Deux déploiements en Afghanistan, dix ans de carrière, et l’idée des Invictus Games née sur le terrain. Mais la blessure de la mort de Diana ne s’est jamais refermée. Il le confiait lui-même, il avait bloqué toutes ses émotions pendant vingt ans. En 2021, il a révélé avoir suivi quatre ans de thérapie.

La thérapie, justement, a accompagné une nouvelle vie. Celle avec Meghan, rencontrée en 2017, épousée en 2018, puis la naissance d’Archie et Lilibet. L’histoire d’amour a d’abord apporté une touche de diversité inédite à la monarchie, avant de se heurter aux murs du palais. Les vœux de réconciliation se sont multipliés, sans grand effet. Le dégel avec Charles n’a commencé qu’après l’annonce du cancer du roi en février 2024. Harry a traversé l’Atlantique pour le voir. Ils se sont revus en septembre 2025, puis en juillet 2026, cette fois avec Camilla, Meghan et les enfants. Mais avec William, le silence reste total. Le frère aîné n’a toujours pas réagi au retour annoncé de son cadet. Le chemin vers la paix semble encore long.

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