Économie
STMicroelectronics dans la tourmente : restructuration mondiale et guerre d’influence franco-italienne
Le géant des semi-conducteurs annonce jusqu’à 2 800 départs volontaires, tandis que ses actionnaires étatiques s’affrontent sur la gouvernance du groupe.
STMicroelectronics dévoile les contours de sa mue stratégique, marquée par un vaste plan de départs négociés et une recentralisation de ses investissements. Le groupe franco-italien, qui emploie 50 000 personnes, prévoit jusqu’à 2 800 départs volontaires d’ici 2027, principalement concentrés sur les deux dernières années de cette période. Ces mesures s’inscrivent dans un effort d’économies estimé entre 288 et 345 millions d’euros, visant à optimiser ses coûts opérationnels et à moderniser ses infrastructures de production.
L’entreprise mise sur une spécialisation accrue dans les technologies de semi-conducteurs les plus demandées, tout en intégrant l’intelligence artificielle pour booster la productivité de ses usines. « Nous réaffecterons certains sites pour garantir leur pérennité », a souligné la direction, sans préciser les localisations concernées par les restructurations. Ces annonces interviennent dans un contexte financier tendu, après une chute de 60 % des bénéfices en 2024.
En parallèle, les tensions entre la France et l’Italie, actionnaires minoritaires mais influents, atteignent un niveau critique. Rome conteste ouvertement le maintien de Jean-Marc Chéry à la tête du groupe, tandis que Paris défend sa légitimité. Le conseil de surveillance, présidé par un représentant français, a rejeté la candidature italienne pour un siège clé, déclenchant une polémique sur l’équilibre des pouvoirs. Les ministres transalpins réclament désormais des « garanties sur les investissements en Italie », alimentant les spéculations sur une possible bataille d’influence.
Le climat se complique avec une action collective intentée aux États-Unis, accusant la direction d’avoir minimisé les risques avant un effondrement boursier. STMicroelectronics se défend en invoquant des ventes d’actions automatiques liées à des obligations fiscales suisses. Malgré ces turbulences, le groupe maintient cap sur sa transformation, jugée indispensable pour rester compétitif dans un secteur en pleine reconfiguration géopolitique et technologique.
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