Monde
Solidarité scolaire au Maroc : quand les élèves deviennent sauveurs de destinées

Au cœur du royaume, une initiative originale redonne espoir aux jeunes exclus du système éducatif, grâce à l’engagement de leurs pairs.
Dans la ville marocaine de Tiflet, à quelques encablures de Rabat, des adolescents se mobilisent pour ramener vers les salles de classe ceux qui ont abandonné leurs études. Parmi eux, Saïd, 15 ans, et ses camarades ont déjà convaincu huit jeunes de reprendre le chemin de l’école. Leur motivation ? Offrir une alternative à un destin souvent scellé par les inégalités sociales.
Le décrochage scolaire reste un défi majeur au Maroc, où près de 276 000 mineurs quittent prématurément le système éducatif chaque année. Face à ce constat, les autorités misent sur des dispositifs innovants, comme les « Écoles de la deuxième chance », soutenues par des associations locales. Ces structures proposent des formations adaptées, allant des cours fondamentaux aux ateliers professionnels, pour permettre aux jeunes de se réinsérer.
L’implication des élèves eux-mêmes s’avère déterminante. Huda et Doha, deux lycéennes de 16 et 15 ans, ont ainsi persuadé une voisine de revenir en classe en l’aidant à surmonter ses difficultés académiques. « On lui a montré que l’école pouvait aussi être un lieu d’épanouissement », confie l’une d’elles. Dans les zones rurales, où la précarité accélère les abandons, ces initiatives font office de bouée de sauvetage.
Les résultats sont encourageants : selon les responsables éducatifs, 70 % des bénéficiaires intègrent ensuite des filières professionnelles, tandis que 20 % réintègrent le cursus classique. Des parcours comme celui de Sanae, 17 ans, qui après avoir connu « le vide » de l’exclusion, se forme aujourd’hui au maquillage, ou d’Amine, ancien décrocheur devenu ambassadeur de la persévérance scolaire, illustrent cette dynamique.
Si les défis persistent – classes surchargées, disparités entre public et privé –, cette mobilisation collective prouve qu’un accompagnement bienveillant peut inverser la tendance. Comme le résume Jihane, 17 ans, revenue sur les bancs de l’école grâce à ses amis : « Parfois, il suffit d’une main tendue pour tout changer. »

Faits DiversEn Ligne 5 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 5 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
CultureEn Ligne 6 joursCéline Dion referme en beauté son marathon parisien
SociétéEn Ligne 5 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
SociétéEn Ligne 6 joursÉlèves, gilets jaunes et syndicats unissent leurs colères dans la rue
Faits DiversEn Ligne 5 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
Faits DiversEn Ligne 7 joursÀ Marseille, la guerre de la drogue marque une pause inédite
PolitiqueEn Ligne 2 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
















