Monde
Sánchez orchestre à Barcelone une riposte progressiste à la montée des droites radicales
_**Le Premier ministre espagnol réunit ce samedi plusieurs chefs d’État et de gouvernement de gauche pour défendre les institutions démocratiques, alors que l’extrême droite européenne se retrouve simultanément à Milan.**_
Pedro Sánchez a convié ce samedi à Barcelone un aréopage de dirigeants progressistes. L’initiative, présentée comme un sommet pour la défense de la démocratie, vise à élaborer une réponse coordonnée face à ce que les organisateurs qualifient d’offensive réactionnaire à l’échelle mondiale. Le rassemblement se tient le même jour qu’une rencontre de figures majeures de l’extrême droite européenne en Italie, dessinant une journée de forte polarisation politique sur le continent.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et le président colombien Gustavo Petro figurent parmi les personnalités les plus en vue de cette rencontre. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum est également attendue, dans un contexte diplomatique particulier après les récentes déclarations de la monarchie espagnole sur la période coloniale. Plusieurs autres chefs d’État, dont ceux d’Afrique du Sud, d’Uruguay et d’Irlande, ainsi que le président du Conseil européen Antonio Costa, participent aux discussions.
Lors d’une conférence de presse préparatoire aux côtés de Lula, le chef du gouvernement espagnol a dénoncé les menaces qui pèsent, selon lui, sur l’ordre international. Il a pointé du doigt les régimes autoritaires et les campagnes de désinformation, qu’il juge néfastes pour la stabilité des démocraties. Pedro Sánchez a plaidé pour une réforme en profondeur du système multilatéral, estimant que certains acteurs cherchent à saper ses fondements.
Le président brésilien a pour sa part mis en garde contre les dérives extrémistes et les risques de recul démocratique, évoquant des leçons historiques. Il a insisté sur la nécessité de trouver des solutions communes pour renforcer les processus démocratiques à travers le monde. En parallèle du sommet officiel, le forum de la « Mobilisation progressiste globale » réunit depuis vendredi des syndicalistes, des chercheurs et des responsables politiques de plus de quarante pays, sous l’égide de l’Internationale socialiste que préside Pedro Sánchez.
Sur le plan géopolitique, la position de l’Espagne concernant les conflits internationaux a reçu des soutiens. Le président colombien a ainsi salué l’approche de Madrid, qu’il considère comme pionnière en Europe. Gustavo Petro a par ailleurs critiqué sévèrement l’actuel Premier ministre israélien et l’ancien président américain Donald Trump, les associant à ce qu’il a décrit comme une alliance destructrice.
Cette démonstration de force diplomatique du camp progressiste intervient à un moment de recomposition politique en Europe, marquée par la récente défaite électorale du national-conservateur Viktor Orbán en Hongrie. La tenue simultanée du rassemblement de Milan, où doivent s’exprimer des personnalités comme le Français Jordan Bardella et le Néerlandais Geert Wilders, souligne l’acuité des clivages qui traversent actuellement le Vieux Continent.
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