Nous rejoindre sur les réseaux

News

Ruffin menace de se lancer seul si la gauche n’organise pas de primaire

Article

le

Le député de la Somme exige un processus de désignation ouvert pour la candidature de la gauche non mélenchoniste, faute de quoi il ira à l’élection présidentielle sans attendre l’aval des appareils politiques.

François Ruffin a clairement posé son ultimatum. S’il n’obtient pas l’organisation d’une primaire pour départager les candidats de la gauche non mélenchoniste, il se présentera à l’élection présidentielle. Le député, ancien membre de La France insoumise, a justifié cette décision en pointant du doigt les responsables du Parti socialiste qui, selon lui, bloquent ce processus. Il a affirmé que la dynamique populaire était déjà en marche, avec plus de cent mille signatures de soutien recueillies en quinze jours, et qu’il comptait désormais convaincre cinq cents maires de le parrainer.

La perspective d’une primaire semble pourtant compromise depuis le départ de Boris Vallaud de la direction du PS. Ce dernier, opposé à ce mode de sélection, a quitté ses fonctions, tandis que le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, y reste favorable. Ruffin a balayé ces querelles internes d’un revers de main, estimant que les Français n’y comprennent rien et s’en désintéressent. Il a dénoncé les négociations en vase clos et les congrès orchestrés, qui, selon lui, nourrissent le rejet de la politique.

Le député a insisté sur le fait que trois quarts des électeurs de gauche souhaitent une investiture commune via une primaire. Si les dirigeants refusent cette voie, il n’hésitera pas à se lancer seul. Clémentine Autain, autre candidate potentielle, a également exhorté le PS à trancher avant l’été. Elle a jugé que le parti socialiste et ses alliés étaient prisonniers d’un spectacle stérile et a promis de se battre jusqu’au bout pour que cette primaire voie le jour.

La députée de Seine-Saint-Denis a estimé que les opposants à ce processus, comme François Hollande et Raphaël Glucksmann, cherchaient en réalité une alliance avec le centre et les anciens macronistes. Pour elle, le véritable enjeu est stratégique. Faut-il séduire l’électorat centriste ou mobiliser le peuple de gauche pour espérer atteindre le second tour ? La réponse à cette question déterminera, selon elle, l’issue de la prochaine présidentielle.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus