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Roland-Garros : la lente métamorphose d’un mythe du tennis mondial

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Depuis 1891, le tournoi parisien a connu une évolution progressive pour s’imposer comme l’un des quatre rendez-vous incontournables du circuit professionnel.

L’histoire du tournoi des Internationaux de France, aujourd’hui mondialement connu sous le nom de Roland-Garros, prend racine en 1891, à une époque où le célèbre aviateur dont il porte le nom n’avait que trois ans. À ses débuts, la compétition était réservée aux joueurs français et aux étrangers licenciés dans des clubs tricolores, principalement répartis entre le Stade Français et le Racing 92. Le premier vainqueur fut un Britannique nommé H. Briggs.

Avec un nombre limité de participants, l’événement ne suscitait pas encore l’enthousiasme du grand public. Pourtant, il se développa rapidement, accueillant dès 1897 une édition féminine remportée par Adine Masson, qui récidiva les deux années suivantes.

Pour gagner en notoriété, les Championnats de France sur terre battue trouvèrent une figure emblématique en la personne de Max Decugis. Charismatique et talentueux, il décrocha huit titres nationaux et trois médailles olympiques, contribuant à l’essor de l’épreuve.

Cependant, les critères d’admission restrictifs finirent par susciter des mécontentements. En réaction, les Championnats du monde sur terre battue virent le jour, autorisant la participation de joueurs étrangers. Après trois éditions et d’intenses débats, la Fédération Française de Tennis révisa ses règles. Les Championnats du monde disparurent et, en 1924, les Championnats de France sur terre battue furent rebaptisés Internationaux de France.

Faute d’un lieu fixe, les premières éditions de cette nouvelle formule se tinrent en alternance au Stade Français, au Parc de Saint-Cloud, et au Racing Club de France, à la Croix-Catelan. Cette période fut marquée par la domination de Suzanne Lenglen, qui remporta six titres entre 1920 et 1926, et par l’épopée des Quatre Mousquetaires – Henri Cochet, René Lacoste, Jean Borotra et Jacques Brugnon – qui accumulèrent dix sacres entre 1922 et 1932.

Ces quatre champions jouèrent un rôle déterminant dans l’histoire du tournoi. Après avoir battu les Américains en Coupe Davis en 1927, la France dut organiser l’édition suivante. Pour cela, un stade digne de ce nom fut construit Porte d’Auteuil. Il reçut le nom de Roland Garros, aviateur héroïque mort durant la Première Guerre mondiale, à la demande d’Émile Lesueur, président du Stade Français et ancien camarade de l’aviateur à HEC. Depuis 1928, ce nom tricolore incarne l’âme des Internationaux de France.

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