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Rassemblement à Perpignan contre un nom de place honorant une figure de l’OAS


Une place controversée à Perpignan : la colère des manifestants face à l’hommage à une figure de l’OAS
_Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Perpignan pour dénoncer le maintien d’une place portant le nom de Pierre Sergent, ancien membre de l’OAS, malgré une décision de justice ordonnant son retrait. La mairie, dirigée par le Rassemblement national, a choisi de faire appel, suscitant l’indignation des collectifs citoyens et des associations de défense des droits humains._
Le tribunal administratif de Montpellier avait annulé début mars la délibération du conseil municipal de Perpignan, jugeant que le choix de baptiser une esplanade du nom de Pierre Sergent, ancien député local mais aussi figure de l’Organisation armée secrète (OAS), « a été de nature à heurter significativement la sensibilité du public ». Pourtant, la mairie a maintenu les plaques, mentionnant son parcours de « résistant » et de « député des Pyrénées-Orientales », tout en faisant appel de la décision.
Lors du rassemblement, les manifestants ont recouvert ces plaques d’un autocollant rouge représentant une mare de sang et portant l’inscription : « Terroriste et tortionnaire de l’OAS responsable de l’assassinat de plus de 70 innocents en France ». Pierre Sergent, considéré comme l’un des fondateurs de l’OAS, avait été condamné à mort par contumace en 1962 et 1964 pour des actes de terrorisme liés à son engagement en faveur de l’Algérie française.
Parmi les participants, Félix, un habitant du quartier, a exprimé sa honte : « J’habite à côté et j’ai honte qu’une place de ma ville soit nommée en hommage à un terroriste d’extrême droite. Je veux que la mairie respecte la décision de justice. » Jacky Malléa, membre du collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée », a également déploré l’attitude de la municipalité : « Le maire de Perpignan a été condamné pour enlever cette plaque et il réitère en faisant appel. On le vit très mal. »
Contacté par l’AFP, le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a défendu le droit de manifester tout en critiquant les organisateurs : « C’est la gauche qui tente de faire illusion. La même qui cautionne un communisme qui aura fait 100 000 millions de morts. » Cette déclaration n’a fait qu’attiser les tensions dans une ville où le débat sur la mémoire historique reste particulièrement vif.





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