Planète
Occupation éphémère d’un pont parisien par des écologistes avant le scrutin municipal

_**À la veille du second tour des élections municipales, des militants d’Extinction Rebellion ont investi brièvement une passerelle parisienne pour interpeller sur l’absence, selon eux, des enjeux climatiques dans la campagne.**_
Plusieurs centaines de membres du mouvement écologiste ont pris position samedi sur la passerelle Simone-de-Beauvoir, qui relie les 12e et 13e arrondissements de la capitale. L’initiative, présentée comme un rassemblement festif et familial, visait à attirer l’attention sur la place jugée insuffisante des questions environnementales dans le débat public, à la veille du second tour des élections municipales. Des barnums et des tipis avaient été installés pour l’occasion, créant une atmosphère bon enfant rapidement interrompue par l’intervention des forces de l’ordre.
Moins d’une heure après le début de l’occupation, les autorités ont procédé à l’évacuation des lieux. Les militants ont été invités à se disperser par mégaphone avant d’être extraits un à un, certains étant escortés à pied, d’autres portés ou conduits vers des véhicules de police. L’opération s’est achevée au bout de deux heures, avec la majorité des participants évacués. Une quinzaine d’entre eux ont été placés en garde à vue, tandis que d’autres ont reçu des contraventions. Du matériel a été saisi.
Les organisateurs ont dénoncé une réponse disproportionnée des autorités. Dans un communiqué, Extinction Rebellion a évoqué plus d’une centaine d’interpellations et signalé le transfert à l’hôpital d’un militant après une chute depuis une structure. Le mouvement estime avoir été l’objet d’une répression excessive pour une action qu’il qualifie de pacifique et non violente. Sur place, une porte-parole a souligné la volonté de « remettre la démocratie au centre » et de promouvoir l’idée d’assemblées citoyennes décisionnaires.
Cette manifestation avait initialement pour cible d’autres sites symboliques, comme le Conseil d’État, mais les militants ont dû revoir leurs plans en raison d’arrêtés préfectoraux restreignant les rassemblements dans plusieurs secteurs de Paris. Pour ralentir l’évacuation, certains participants s’étaient attachés les uns aux autres, notamment derrière une banderole appelant à lutter contre la haine. L’action, bien que de courte durée, aura permis au groupe de porter son message sur le devant de la scène à un moment clé du calendrier électoral local.

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