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Nice et Lens s’affrontent en finale de la Coupe de France sous haute sécurité, un jour après des violences entre supporters dans la capitale

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La finale de la Coupe de France, remportée par le RC Lens face à l’OGC Nice, s’est déroulée sans trouble majeur au Stade de France vendredi soir, au lendemain d’une violente rixe ayant opposé des supporters niçois à des Parisiens dans le Xe arrondissement.

Les forces de l’ordre, mobilisées en nombre pour encadrer cette affiche classée à risque, ont procédé à huit interpellations aux abords de l’enceinte sportive deux heures avant le coup d’envoi. Les différents groupes de supporters ont rejoint le stade sans nouvel incident, et la fin de la rencontre n’a donné lieu à aucun débordement notable, la foule se dispersant dans le calme.

La veille, vers vingt-trois heures trente, une centaine d’ultras niçois s’étaient rassemblés dans le centre de Paris, manifestement en quête d’affrontement, selon la préfecture de police. Le groupe a longé le canal Saint-Martin avant qu’une rixe d’ampleur n’éclate quai de Valmy. Le bilan fait état de six blessés, dont un dans un état grave. Le ministre de l’Intérieur a évoqué un affrontement entre groupes ultras, les Niçois probablement renforcés par des supporters nancéiens, contre des Parisiens.

Les forces de l’ordre ont interpellé soixante-cinq personnes, parmi lesquelles quatre mineurs, toutes placées en garde à vue pour participation à un groupement en vue de commettre des violences. Sur les lieux des interpellations, les enquêteurs ont saisi des gants coqués, des protège-dents et des cagoules à l’effigie de l’OGC Nice. Un couteau à pain de vingt centimètres, portant des traces de sang, a également été découvert au sol dans une rue voisine. Selon une source policière, certaines des victimes seraient de simples passants sans lien avec le milieu des supporters.

Un serveur du café L’Atmosphère, dont la devanture a été saccagée, a décrit une scène de chaos où les clients se sont réfugiés derrière les tables et le bar tandis que les assaillants, selon lui, semblaient animés par la seule volonté de détruire. Une riveraine a confié avoir entendu des cris qu’elle a assimilés à des cris de guerre, une expérience qu’elle a qualifiée d’effrayante.

Les autorités politiques et sportives ont unanimement condamné ces violences. Le maire de Paris a dénoncé des agissements qu’il attribue à des groupuscules d’extrême droite. La ministre des Sports a estimé que ces actes constituaient une honte pour l’image du football et du supporterisme. La Fédération française de football a déploré des comportements contraires aux valeurs de respect et de convivialité. L’OGC Nice, de son côté, a jugé ces comportements absolument inacceptables, rappelant qu’une finale doit rester un moment de fête et de partage populaire.

Le dispositif de sécurité déployé pour cette finale comptait deux mille deux cents policiers et gendarmes. Des contrôles menés en gare de Lyon et du Nord ont conduit à neuf placements en garde à vue supplémentaires pour des motifs similaires. Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs pris un arrêté interdisant le déplacement des supporters niçois pour le match de maintien en Ligue 1, prévu mardi à Saint-Étienne.

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