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Tulsi Gabbard quitte la direction du renseignement américain pour raisons familiales

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La responsable du renseignement américain, dont la position semblait fragilisée après des déclarations controversées sur l’Iran, a annoncé son départ de l’administration Trump en invoquant l’état de santé de son époux.

Tulsi Gabbard, qui dirigeait la Direction nationale du renseignement depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, a officialisé vendredi son retrait du gouvernement. Dans une lettre adressée au président et publiée sur le réseau social X, elle a indiqué devoir quitter ses fonctions en raison du cancer des os dont souffre son mari, Abraham Williams, un cinéaste rencontré lors du tournage de ses vidéos de campagne.

Ce départ intervient dans un contexte de renouvellement au sein de l’équipe présidentielle. En trois mois, plusieurs figures féminines de l’administration ont déjà quitté leurs postes, parmi lesquelles la ministre de la Justice Pam Bondi, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem et la ministre du Travail Lori Chavez-DeRemer. Avant l’annonce de Tulsi Gabbard, le gouvernement ne comptait plus que quatre femmes sur vingt et un ministres ou hauts responsables fédéraux.

La nomination de Tulsi Gabbard, ancienne élue démocrate ralliée à Donald Trump, avait suscité une vive opposition. Ses prises de position jugées pro-russes, sa rencontre avec le dirigeant syrien Bachar al-Assad en 2017 et son soutien passé au lanceur d’alerte Edward Snowden lui avaient valu des critiques, tant chez les démocrates que chez certains sénateurs républicains.

Les médias américains la disaient fragilisée depuis plusieurs semaines, en raison de divergences avec le président. Lors d’une audition parlementaire en mars, elle avait refusé de qualifier l’Iran de menace imminente, une position pourtant défendue par la Maison-Blanche pour justifier les frappes américano-israéliennes ayant déclenché la guerre au Moyen-Orient.

Ancienne militaire ayant servi en Irak, Tulsi Gabbard avait également marqué les esprits par ses critiques de l’interventionnisme militaire américain. Durant le premier mandat de Donald Trump, elle avait ouvertement condamné une frappe ayant tué le général iranien Qassem Soleimani à Bagdad. En 2022, elle avait quitté le parti démocrate en dénonçant une formation qu’elle qualifiait d’élitiste et de va-t-en-guerre.

Le président américain a salué le travail de Tulsi Gabbard à la tête de la DNI, la qualifiant d’incroyable. Il a annoncé qu’Aaron Lukas assurerait l’intérim à la direction du renseignement national.

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