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Nathalie Elimas devant la justice : des ex-collaboratrices dépeignent un climat de terreur
L’ancienne secrétaire d’État est accusée de harcèlement moral par plusieurs de ses anciennes collaboratrices, qui décrivent une atmosphère toxique marquée par la paranoïa et l’humiliation.
Plusieurs anciennes employées de Nathalie Elimas, ex-secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire, ont témoigné devant le tribunal d’un environnement professionnel dévastateur. L’une d’elles, ayant occupé un poste en communication, a évoqué une « entreprise de destruction méthodique », soulignant l’état de suspicion permanent dans lequel vivait leur supérieure, convaincue que « tout le monde était contre elle ». La prévenue, aujourd’hui conseillère régionale, a écouté les accusations sans réagir, tout en notant scrupuleusement les déclarations.
Les plaignantes ont décrit des exigences contradictoires, des annulations de dernière minute et des reproches incessants. L’une d’elles a raconté comment Nathalie Elimas, obsédée par sa visibilité médiatique, annulait des interviews à quelques minutes du rendez-vous, laissant ses collaboratrices assumer les conséquences. Une autre a évoqué des cris, des accusations de trahison et des remontrances lors de ses absences, y compris après une fausse couche. « Elle m’a traitée de menteuse », a-t-elle affirmé, précisant que la ministre avait ensuite cessé toute communication avec elle.
Le cabinet ministériel est décrit comme un lieu de souffrance psychologique, où les employés étaient désignés comme boucs émissaires à tour de rôle. Une ancienne collaboratrice, aujourd’hui sous traitement antidépresseur, a confié avoir quitté son poste épuisée, insomniaque et en proie à de vives angoisses. « Je me consumais », a-t-elle résumé.
Cinq anciens collaborateurs, dont quatre femmes, se sont portés parties civiles dans cette affaire, qui pourrait valoir à Nathalie Elimas jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Une enquête administrative avait déjà été ouverte en 2021 après des signalements internes sur des « dysfonctionnements » dans les relations de travail. Le procès se poursuivra jusqu’à jeudi.
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