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MotoGP : doublé français en Allemagne, Quartararo vainqueur devant Zarco

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Le Français Fabio Quartararo (Yamaha), solide leader au championnat de MotoGP, a décroché dimanche sa 2e victoire d’affilée lors du Grand Prix d’Allemagne, devant l’autre Français de la grille Johann Zarco (Ducati-Pramac).

L’Australien Jack Miller (Ducati) complète le podium de la 10e manche sur 20 de la saison, devant l’Espagnol Aleix Espargaro (Aprilia), dauphin de Quartararo au classement général.

Cette victoire, sa troisième de la saison, permet de porter à 34 points l’avance du champion du monde en titre sur Espargaro.

« J’ai été malade pendant tout le week-end et pendant la course, j’ai un peu toussé (…) mais je suis super content », a déclaré Quartararo, qui, contrairement à la plupart de ses concurrents, avait misé sur un pneu arrière intermédiaire plutôt que dur.

Parti en deuxième position, Quartararo a pris l’avantage sur le poleman Francesco Bagnaia (Ducati) dès le premier virage du Sachsenring, pour ne plus lâcher les commandes de la course.

L’Italien, qui signait jusqu’alors un week-end parfait et tentait de ne pas se faire davantage distancer par le Français, a chuté quelques tours plus tard, cédant dans la foulée la deuxième place à son poursuivant Johann Zarco.

« Quand Pecco (Bagnaia, ndr) a chuté, j’ai essayé de rester au contact avec Fabio, je voulais le rattraper parce que je savais qu’il avait le pneu medium (à l’arrière, ndr), peut-être que j’aurais pu avoir une chance à la fin, mais je n’ai pas pu », a réagi épuisé à l’arrivée le Français, toujours en quête de sa première victoire en MotoGP.

Quartararo et Zarco avaient déjà réalisé un doublé dans cet ordre lors du Grand Prix du Portugal en avril et à Doha la saison dernière.

L’Italien Enea Bastianini (Ducati-Gresini), qui occupait une fragile troisième place au championnat avant la manche allemande, a terminé 10e et figure désormais à la 4e place du général avec 100 points, derrière Johann Zarco (111), nouveau troisième.

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Top 14 : une première sans pitié pour Montpellier

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Grande première ! Montpellier a inauguré son palmarès en décrochant le premier titre de champion de France de son histoire devant Castres (29-10), vendredi, en finale du Top 14.

Après deux défaites, contre Toulouse (15-10) en 2011 puis devant le CO déjà (29-13) en 2018, le MHR a enfin soulevé le Bouclier de Brennus au terme d’une saison pleine, terminée à la 2e place du classement avant de surclasser Bordeaux-Bègles (19-10) puis Castres donc.

Au Stade de France, les Héraultais ont tout simplement transformé la finale 2022 en cauchemar pour des Castrais impuissants, incapables de réagir devant la furia des hommes de Philippe Saint-André.

Ils ont ainsi inscrit trois essais dans le premier quart d’heure par Arthur Vincent (6e), Florian Verhaeghe (10e) et Anthony Bouthier (12e). Mais les Montpelliérains ont surtout réussi à museler les Tarnais, pourtant leader de la saison régulière et tombeurs de l’ogre toulousain en demie.

Dix ans après le titre surprise des footballeurs d’Olivier Giroud, Souleymane Camara et Younes Belhanda, le MHR d’Arthur Vincent, Yacouba Camara et Mohamed Haouas est sacré à son tour.

Ils imitent aussi les équipes de volley masculines (8 titres dont le dernier en 2022) et masculines (7 titres entre 1970 et 1977), les handballeurs (14 titres, le dernier en 2012) ou les basketteuses du BLMA (2 titres, le dernier en 2016).

« On veut écrire notre histoire », clamaient d’ailleurs les joueurs montpelliérains en coeur avant leur troisième finale de Top 14.

Le panthéon sportif de la cité héraultaise s’est donc remplit d’un premier Brennus au soir d’un match où tout a tourné dans leur sens.

Mais les rugbymen n’ont pas volé leur sacre. Ce succès a été un condensé de leur saison, solide à défaut d’être brillant.

PSA, nouveau Hérault

Car le MHR, au bord du gouffre à l’arrivée de PSA en janvier 2021, s’est révélé une des équipes les plus constantes de la saison, ne délaissant le top 6 que pendant six journées, de la 3e et à la 8e journée.

Ils ont même été dans les deux premiers à partir de la 14e journée et jusqu’à la fin.

Un tour de force qui porte la marque de Saint-André, l’ancien sélectionneur des Bleus tombé en disgrâce après la déroute face aux All Blacks (62-13) lors du Mondial-2015.

Dix-huit mois après son arrivée place de la Comédie, PSA, bien aidé par ses adjoints Olivier Azam (avants) et Jean-Baptiste Elissalde (arrières), a remporté le Challenge européen la saison dernière et le Top 14 cette année, son premier titre national après le championnat d’Angleterre avec Sale en 2006.

Les hommes du milliardaire Mohed Altrad, cinquièmes budget du championnat, se sont aussi appuyés sur leur jeunesse (Arthur Vincent, Louis Foursans, Paolo Garbisi…) et un recrutement malin (Zach Mercer, Geoffrey Doumayrou, Alexandre Bécognée…), encadré par des grognards (Guilhem Guirado, Fulgence Ouedraogo, Benoît Paillaugue…).

Autour d’un jeu simplifié mais pas dénué d’audace, le MHR a relancé la machine. Le voilà champion de France pour la première fois de son histoire. Même la sortie prématurée du talonneur Guilhem Guirado sur commotion (27e), pour son dernier match, n’a pas su faire dérailler le train montpelliérain.

Pour le CO, rien n’est allé: trois essais encaissés dans les douze premières minutes, leur ouvreur Benjamin Urdapilleta (211 points cette saison) sorti avant la demi-heure de jeu, trois turnovers chacun pour Filipo Nakosi et Vilimoni Botitu, seulement soixante plaquages réussis… Bref, une soirée à oublier. Sauf pour les supporters de Montpellier.

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Top 14 : Castres-Montpellier, une finale pour les spécialistes

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Castres-Montpellier: l’affiche de la finale du Top 14, vendredi (20h45) au Stade de France, moins chatoyante qu’un Toulouse – Bordeaux-Bègles, réunit néanmoins les deux équipes les plus régulières de la saison, au jeu rarement enlevé mais efficace, particulièrement apprécié des spécialistes.

Comme la saison dernière, les deux premiers de la saison régulière, en l’occurrence le Castres Olympique (76 points) et le Montpellier Hérault rugby (74 pts), se retrouvent en finale du championnat, après avoir respectivement dominé en demies les plus attendus, Toulouse (24-18), champion en titre, et Bordeaux-Bègles (19-10).

En début de saison, peu de gens pariaient sur une finale entre la sous-préfecture du Tarn, pourtant déjà cinq fois victorieuse du Bouclier de Brennus, dont la dernière en 2018, et un MHR en quête de son premier titre en championnat, à l’effectif moins « mercenaire » qu’avant et qui revient de loin après une saison 2020-2021 terminée à la 10e place.

Tous deux éliminés précocement en coupes d’Europe (en 8e de finale du Challenge européen pour le CO, en quarts de la Champions Cup pour le MHR) et comptant peu d’internationaux, les deux clubs se sont évités des « doublons » préjudiciables durant le Tournoi des six nations: autant d’atouts qui leur ont permis de conserver une certaine fraîcheur tout au long de la saison et de jouer les cadors sans trop forcer.

Et ce, sans attirer la lumière des projecteurs en l’absence de « stars » dans leurs effectifs.

« Valeurs »

« J’ai vu dans les médias que la finale la plus glamour aurait été Bordeaux-Toulouse. On est désolés pour les gens qui trouvent qu’on n’est pas glamour (rires) », admet le deuxième ligne de Castres Loïc Jacquet.

Mais, ajoute-t-il, en rappelant que le CO n’est que le 10e budget du Top 14, « il y a énormément de gens qui se retrouvent dans les valeurs du club et de ce que l’équipe, avec ses moyens, arrive à transmettre sur le terrain et ça, ça nous fait plaisir ».

Des « valeurs » que les deux clubs partagent, ainsi qu’un jeu axé sur les fondamentaux du rugby: conquête, défense et maîtrise du jeu au pied, avec un duel de générations à suivre entre l’ouvreur argentin du CO Benjamin Urdapilleta, 37 ans, et son homologue italien du MHR Paolo Garbisi, 22 ans.

Cette finale oppose aussi deux managers férus de rugby, aussi discrets qu’adeptes du moindre détail.

D’un côté, le Gersois Pierre-Henry Broncan, arrivé dans le Tarn alors que le CO luttait pour son maintien en Top 14 et qui l’a conduit pour la première fois à la première place de la saison régulière.

« 50/50 »

De l’autre, Philippe Saint-André, appelé à la rescousse par Mohed Altrad alors que le club était menacé de la relégation en janvier 2021. Quelques mois plus tard, un premier trophée en Challenge européen venait couronner le travail de l’ancien patron du XV de France qui a su insuffler une nouvelle dynamique à son effectif, rajeuni, ragaillardi et « francisé » après l’échec de la greffe sud-africaine.

L’affiche de vendredi soir est également un « remake » de la finale de 2018, qui avait vu le CO l’emporter 29-13, mais cela n’a « rien à voir », assure Loïc Jacquet.

« Autant en 2018 on aurait pu dire que Montpellier était grandement favori (…) autant pour cette finale, c’est du 50/50, affirme-t-il. Ce sont deux équipes qui se ressemblent beaucoup dans leur jeu, dans plein de choses ».

Jamais titrés mais deux fois finalistes (2011 et 2018), les Héraultais espèrent prendre leur revanche et soulever leurs premier Bouclier de Brennus vendredi.

Ce serait un beau cadeau pour Fulgence Ouedraogo, figure du MHR et Guilhem Guirado, ancien capitaine du XV de France, deux icônes du rugby français qui prendront leur retraite à l’issue de la rencontre. Mais aussi une belle revanche pour « PSA », dont le bilan comme manager reste terni par la cuisante défaite des Bleus (62-13) face aux Blacks en quarts du Mondial-2015.

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Foot : à 50 ans, Zidane rêve des Bleus et juge le PSG « pas d’actualité »

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Zinédine Zidane, qui fête jeudi ses 50 ans, a « envie de boucler la boucle avec l’équipe de France » en devenant « un jour » sélectionneur, a-t-il réaffirmé dans un entretien accordé à L’Equipe, où il juge l’option PSG « pas d’actualité », sans toutefois « dire jamais » au club parisien.

Dans cette interview-fleuve réalisée début mai et publiée jeudi à l’occasion de son 50e anniversaire, l’icône du football français revient sur son parcours de joueur et d’entraîneur, ses plus belles émotions et ses projets d’avenir, confirmant son souhait d’être sélectionneur des Bleus, « la plus belle chose qui soit ».

« J’en ai envie, bien sûr. Je le serai, je l’espère, un jour. Quand ? Ça ne dépend pas de moi. Mais j’ai envie de boucler la boucle avec l’équipe de France », déclare Zidane dans les colonnes du quotidien sportif.

« C’est le summum. Et donc, comme j’ai vécu ça et qu’aujourd’hui je suis entraîneur, l’équipe de France est bien ancrée dans ma tête », dit l’ancien capitaine des Bleus.

Le champion du monde 1998 et champion d’Europe en 2000 devra a minima attendre l’après-Coupe du monde au Qatar (21 novembre-18 décembre), alors que le contrat de l’actuel sélectionneur Didier Deschamps court jusqu’à fin 2022 et qu’une prolongation reste possible.

« Aujourd’hui, une équipe est en place. Avec ses objectifs. Mais si l’opportunité se présente ensuite, alors je serai là », glisse « Zizou ».

Triple vainqueur de la Ligue des champions sur le banc du Real Madrid (2016, 2017, 2018) et aujourd’hui en quête d’un nouveau défi, « ZZ » assure vouloir « continuer à entraîner ».

Et s’il juge la piste menant au PSG « pas d’actualité », alors que le président parisien Nasser Al-Khelaïfi a lui-même écarté mardi cette hypothèse évoquée dans la presse, le natif de Marseille n’exclut pas de s’asseoir un jour sur le banc du club de la capitale, grand rival de l’OM.

« Il ne faut jamais dire jamais. Surtout lorsque vous êtes entraîneur aujourd’hui. Mais la question est sans objet.  Ce n’est absolument pas d’actualité », a-t-il tranché. « Entraîneur, il n’y a pas cinquante clubs où je peux aller », fait-il valoir.

Dans dix ans, Zidane, déjà impliqué en famille dans son entreprise de complexes sportifs Z5, s’imagine bien dans d’autres fonctions, à la tête « d’une structure ou d’une institution ».

« Pourquoi pas être dans un projet dans lequel je suis moi-même le dirigeant », explique-t-il, sans écarter l’idée de présider un club: « Tout est ouvert. »

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