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Modi superstar à Melbourne pour un sommet aux airs de show populaire

Le Premier ministre indien est attendu ce mercredi par plus de 20 000 personnes dans un stade australien. Au menu des discussions, uranium, lithium et une…

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Modi superstar à Melbourne pour un sommet aux airs de show populaire

Le Premier ministre indien est attendu ce mercredi par plus de 20 000 personnes dans un stade australien. Au menu des discussions, uranium, lithium et une stratégie commune face à la Chine.

Narendra Modi pose le pied en Australie dans une ambiance de tournée de star. Ce mercredi, c’est à Melbourne qu’il est attendu, dans un stade où la communauté indienne locale promet de lui réserver un accueil de rockstar. Même scénario qu’en 2023 à Sydney, où une grande salle avait déjà été remplie pour l’occasion. Ce n’est pas un simple bain de foule, c’est un message politique : l’Inde compte renforcer ses liens avec Canberra, et elle le montre à grand renfort de symboles.

Derrière les applaudissements, des négociations très concrètes se jouent. L’Inde, forte de 1,4 milliard d’habitants, veut augmenter massivement sa production d’énergie nucléaire. Pour cela, elle a besoin d’uranium. Et l’Australie en possède près de 28% des réserves mondiales, selon les estimations. Problème : un accord bilatéral signé en 2015 devait ouvrir la voie aux exportations, mais des obstacles juridiques persistent. Résultat, le commerce d’uranium reste aujourd’hui quasi inexistant. Un spécialiste des relations entre les deux pays rappelle que ce dossier a toujours été épineux. L’Inde réclame des livraisons, mais l’Australie hésite encore à franchir le pas. Autre ressource très convoitée : le lithium. L’Australie en regorge, et ce métal est devenu indispensable pour fabriquer les batteries des voitures électriques. New Delhi veut sécuriser ses approvisionnements.

La défense figure aussi en bonne place dans les discussions. L’Australie et l’Inde sont déjà membres du Quad, un groupe qui réunit également les États-Unis et le Japon. Officieusement, ce partenariat sert de contrepoids à l’influence chinoise en Asie-Pacifique. Les dernières années ont vu les liens entre Canberra et New Delhi se resserrer, portés par une volonté commune de limiter les ambitions de Pékin et de diversifier leurs partenariats commerciaux. Après l’Australie, Narendra Modi poursuivra sa route vers la Nouvelle-Zélande, autre étape de ce voyage destiné à tisser un réseau d’alliances solides hors de l’ombre chinoise.

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