Culture
Melania Trump, l’intimité d’une Première dame sous l’œil des caméras
Le documentaire consacré à l’épouse de l’ancien président américain a fait son entrée dans les salles. Entre curiosité du public et réserve des critiques, le film offre un regard inédit sur les préparatifs d’une investiture.
Le film documentaire produit par Amazon et intitulé « Melania » a connu sa première journée d’exploitation en salles ce vendredi. L’œuvre, qui suit l’ancienne Première dame pendant les trois semaines précédant la seconde investiture présidentielle de son mari, a attiré un public diversifié, motivé par le désir de découvrir la personnalité derrière l’image publique. À Washington, certains spectateurs, comme Savannah Harrison, se sont déclarés satisfaits de cette plongée dans l’univers privé du couple, y voyant une dimension humaine souvent absente du débat médiatique.
Le long-métrage d’une heure quarante-quatre minutes dévoile le quotidien de Melania Trump entre Mar-a-Lago, la Maison Blanche et New York. Il la montre principalement occupée par des préparatifs protocolaires, tels que le choix de ses tenues pour la cérémonie ou l’agencement des résidences officielles. Le récit évoque également l’influence sur elle du décès de sa mère et révèle son admiration pour l’artiste Michael Jackson. Une séquence notable montre un échange à distance avec Brigitte Macron, l’épouse du président français.
Cette sortie en salles intervient dans un contexte de relations apaisées entre la direction d’Amazon et l’entourage de Donald Trump. Le fondateur du groupe, Jeff Bezos, avait d’ailleurs assisté à l’investiture du 20 janvier dernier. Selon certaines informations, le budget de production avoisinerait les quarante millions de dollars, une somme dont une large part serait revenue directement à la protagoniste du film. Après son passage au cinéma, le documentaire sera proposé aux abonnés de la plateforme Prime Video.
Les réactions du public rencontré à l’issue des projections semblent contrastées. En Floride, certaines personnes se sont dites conquises, au point d’envisager une seconde séance. À l’inverse, une partie de la presse américaine a accueilli l’œuvre avec une grande froideur. Des titres comme *The Atlantic* ou *Variety* ont respectivement qualifié le film de « honte » et de « contenu promotionnel », pointant du doigt son manque de profondeur critique et des salles parfois clairsemées.
La diffusion internationale du documentaire connaît par ailleurs quelques entraves. En Afrique du Sud, le distributeur a décidé de ne pas le programmer, invoquant sans plus de précisions « le climat actuel ». Cette décision survient alors que les relations diplomatiques entre Pretoria et Washington se sont tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Par ailleurs, la nomination du réalisateur Brett Ratner, précédemment mis en cause dans des affaires d’agressions sexuelles, a également suscité des interrogations.
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