Monde
L’Europe exhorte à la fermeté face à Moscou avant l’entrevue Trump-Poutine

À la veille d’un sommet crucial entre les présidents américain et russe, les capitales européennes réaffirment leur soutien indéfectible à Kiev tout en appelant à une stratégie commune.
Les dirigeants européens ont multiplié les consultations ce week-end pour coordonner leur position à l’approche de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, prévue le 15 août en Alaska. Dans un communiqué conjoint, les principaux responsables du Vieux Continent ont insisté sur la nécessité de conjuguer dialogue, assistance militaire et sanctions économiques pour contraindre la Russie à mettre fin à son offensive en Ukraine.
Volodymyr Zelensky, exclu des discussions entre Washington et Moscou, a réitéré son refus catégorique de toute concession territoriale. « Aucun accord ne peut être valable sans l’aval de l’Ukraine », a-t-il martelé, rappelant que près de 20 % du territoire national reste sous occupation russe. Le chef de l’État ukrainien s’est entretenu avec plusieurs homologues européens, dont Emmanuel Macron et Keir Starmer, pour exhorter l’Union à parler d’une seule voix.
Du côté américain, l’administration Trump a évoqué la possibilité d’un compromis incluant des ajustements frontaliers, sans préciser les contours d’un tel scénario. Ces déclarations ont suscité des inquiétudes à Kiev, où l’on craint un rapprochement au détriment de la souveraineté ukrainienne. Les Européens, eux, ont réaffirmé leur attachement à l’intangibilité des frontières et souligné que la ligne de front actuelle devrait servir de base à d’éventuelles négociations.
Sur le terrain, les forces russes poursuivent leur pression dans le Donbass, où elles ont annoncé la prise de nouvelles positions. Les analystes s’attendent à une intensification des combats avant le sommet d’Alaska, chaque camp cherchant à consolider ses positions avant d’éventuelles tractations diplomatiques.
Cette rencontre, la première entre les deux présidents depuis 2019, intervient dans un contexte de tensions persistantes. La Maison Blanche a toutefois assuré que l’absence de reconnaissance américaine de la Cour pénale internationale écarte tout risque d’arrestation de Vladimir Poutine sur le sol alaskien. Reste à savoir si ce face-à-face marquera un tournant dans un conflit qui entre désormais dans sa quatrième année.

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