Société
L’eurodéputée LFI Rima Hassan au cœur d’une polémique sur des substances

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, conteste fermement les informations selon lesquelles des stupéfiants auraient été saisis lors de la garde à vue de l’élue. Il dénonce des fuites destinées, selon lui, à entacher sa réputation.
Manuel Bompard a vivement réagi aux déclarations des autorités judiciaires concernant la perquisition effectuée lors de l’interpellation de Rima Hassan. Le responsable politique affirme que l’eurodéputée ne détenait aucun produit illicite sur elle au moment de sa mise en garde à vue, jeudi. Il qualifie les informations diffusées à ce sujet de « mensongères » et estime qu’elles participent d’une campagne de dénigrement.
L’élue franco-palestinienne avait été entendue par les services de police dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme, avant d’être libérée en fin de journée. Le parquet de Paris avait pour sa part indiqué que des substances similaires à du CBD et à de la 3MMC, une drogue de synthèse, avaient été identifiées parmi ses effets personnels. Une affirmation catégoriquement rejetée par le camp de l’intéressée.
Manuel Bompard a déploré, sur les ondes d’une radio nationale, la violation présumée du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence. Il a annoncé son intention de demander des enquêtes administratives aux ministres de la Justice et de l’Intérieur concernant l’origine de ces fuites. Le coordinateur de LFI a également précisé qu’il saisirait le régulateur des médias audiovisuels afin que les organes de presse ayant relayé ces allégations soient sanctionnés.
Rima Hassan, de son côté, a confirmé la présence de CBD, une substance légale, et prévu de s’exprimer publiquement en fin de semaine accompagnée de son conseil juridique. Parallèlement, l’eurodéputée a de nouveau été convoquée ce vendredi par la police judiciaire parisienne pour une affaire distincte. La convocation initiale faisait suite à une publication sur les réseaux sociaux faisant référence à une figure historique de la cause palestinienne. Son procès pour apologie du terrorisme est fixé au début du mois de juillet.
L’élue fait par ailleurs l’objet de plusieurs autres procédures judiciaires en cours, sur lesquelles le parquet ne souhaite pas se prononcer.

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