Économie
Les tensions géopolitiques font plonger les marchés européens

Les craintes d’une escalade entre Washington et Téhéran ont provoqué un net repli des Bourses et une flambée des cours du pétrole ce lundi, effaçant l’optimisme né de la réouverture du détroit d’Ormuz.
Les places financières européennes ont enregistré des baisses significatives en milieu de séance, tandis que les prix du brut s’envolaient. Cette correction intervient après un regain de tensions dans le golfe Persique, où un incident naval impliquant les forces américaines et un cargo iranien a ravivé les inquiétudes des investisseurs. L’épisode a douché l’espoir d’une résolution rapide du conflit, qui avait porté les marchés à la hausse en fin de semaine dernière.
Les cours du Brent et du WTI ont ainsi connu des hausses dépassant respectivement 4,5% et 5,5%. Dans le même temps, les principales capitales boursières du Vieux Continent affichaient des pertes comprises entre 0,7% et 1,4%. Les contrats à terme sur les indices américains anticipaient également une séance négative à l’ouverture de Wall Street. Les analystes estiment que les marchés avaient intégré trop rapidement une prime de risque géopolitique réduite, suite à l’annonce iranienne de la réouverture du détroit d’Ormuz vendredi.
La réaction des marchés obligataires a été similaire. Les taux d’emprunt souverains européens, qui avaient reculé, sont repartis à la hausse. Cette remontée reflète la crainte d’une nouvelle poussée inflationniste, alimentée par la cherté de l’énergie. Le rendement de l’obligation allemande à dix ans, référence sur le continent, s’est ainsi rapproché du seuil des 3%.
Les déclarations contradictoires des deux camps n’ont fait qu’accentuer la nervosité. Téhéran a promis une réponse à ce qu’elle qualifie d’acte de piraterie, tandis qu’une délégation américaine se rendait au Pakistan pour des pourparlers, rencontre que l’Iran a d’ores et déjà décliné. Pour les observateurs, la volatilité devrait persister tant que la voie diplomatique restera incertaine.
À l’inverse, les places asiatiques, qui n’avaient pas bénéficié du rebond de vendredi en raison d’un jour de fermeture, ont terminé leur séance en territoire positif. Le dollar, traditionnelle valeur refuge, est resté stable face à l’euro. Par ailleurs, l’actualité boursière a été marquée par les déclarations du dirigeant d’Unicredit, Andrea Orcel, qui a défendu publiquement son projet de rapprochement avec Commerzbank, une opération qui continue de susciter des résistances outre-Rhin.

PolitiqueEn Ligne 6 joursLe ministre écrit aux lycéens avant la rentrée pour défendre ses annonces
PolitiqueEn Ligne 5 joursUne primaire au centre et à droite pour éviter Le Pen-Mélenchon, le casse-tête d’Édouard Philippe
Faits DiversEn Ligne 4 joursTrente-neuf ans après, les parents d’Inass Touloub face à leurs juges
SportsEn Ligne 6 joursÀ 40 ans, Giroud fait basculer le derby du Nord
SociétéEn Ligne 5 joursBlocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée
MondeEn Ligne 6 joursLavrov campe sur ses positions au G20 et douche les espoirs de négociation
SociétéEn Ligne 4 joursBlocus, manifs et rentrée agitée dans les lycées et les facs
SociétéEn Ligne 6 joursUne troisième journée contre la vie chère entre défilés massifs et tensions localisées
















