Culture
Les séries verticales révolutionnent l’industrie du divertissement


Ces productions au format smartphone, venues d’Asie, transforment les méthodes de création hollywoodiennes et séduisent un public mondial en quête de contenus rapides.
Dans les collines de Los Angeles, une équipe réduite réalise en quelques jours seulement des épisodes conçus pour être visionnés sur téléphone portable. Ce phénomène industriel, né en Chine il y a une décennie, représente désormais un marché de huit milliards de dollars. Les plateformes spécialisées comme ReelShort, DramaBox et FlareFlow dominent ce secteur en plein essor, employant des milliers de professionnels du cinéma.
Le producteur Vincent Wang défend ardemment ce modèle de production accélérée. Il souligne qu’une série peut être montée en trente jours, contre plusieurs années pour les productions traditionnelles. Cette rapidité d’exécution s’accompagne de budgets modestes, rarement supérieurs à quelques centaines de milliers de dollars. Le format vertical, optimisé pour les écrans de smartphone, permet de réduire les coûts en limitant les décors et le personnel technique.
Certains acteurs initialement réticents reconnaissent aujourd’hui les opportunités offertes par ces productions. Zachary Shadrin, qui joue dans la comédie romantique « Love Through All Seasons », avoue avoir été surpris par la qualité des tournages. Nicholas McDonald souligne quant à lui l’aspect professionnel des équipes, motivées par des revenus stables dans un secteur souvent précaire.
Le modèle économique repose sur un système de visionnage gratuit pour les premiers épisodes, suivi d’un paiement pour accéder à la suite. Les scénarios, parfois élaborés avec l’aide de l’intelligence artificielle, privilégient les rebondissements fréquents et les archétypes narratifs simples. Weiyang Li, réalisateur, explique que ces contenus répondent à une demande de divertissement immédiat, sans exigence cognitive particulière.
Alors que le marché asiatique reste le principal consommateur, les audiences américaines et européennes s’avèrent plus lucratives. Cette expansion internationale intervient à un moment où Hollywood connaît des difficultés structurelles, entre restrictions sanitaires, conflits sociaux et délocalisations. Pour de nombreux professionnels, ces productions représentent désormais une part essentielle de leur activité, avec près de 80% des auditions concernant ce type de programmes.
Cette évolution marque une transformation profonde des habitudes de production et de consommation, redéfinissant les frontières entre cinéma traditionnel et contenus numériques. Les vertical dramas s’imposent progressivement comme une composante durable de l’écosystème audiovisuel mondial.





PolitiqueEn Ligne 6 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



PolitiqueEn Ligne 6 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus



SociétéEn Ligne 6 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



Faits DiversEn Ligne 4 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 5 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



EuropeEn Ligne 6 joursMerz débarque à Kiev avec un milliard d’euros et un avertissement à Moscou



SociétéEn Ligne 5 joursMain arrachée, œil perdu et mâchoire brisée, quatre enquêtes sur des blessures de lycéens








