Économie
Les États-Unis en quête d’œufs à l’étranger face à une pénurie sans précédent
Confrontés à une crise majeure due à la grippe aviaire, les Américains se tournent vers des partenaires internationaux pour combler le déficit en œufs.
La situation des États-Unis en matière d’approvisionnement en œufs devient critique. En raison de l’épidémie de grippe aviaire qui frappe les élevages américains, plus de 30 millions de poules pondeuses ont dû être abattues depuis le début de l’année 2025. Cette mesure drastique, destinée à limiter la propagation du virus, a entraîné une réduction significative de la production nationale, laissant les rayons des supermarchés vides et les prix en hausse.
Face à cette pénurie, le gouvernement américain a décidé de recourir à des importations massives en provenance de plusieurs pays, dont la Turquie et la Corée du Sud. Brooke Rollins, ministre de l’Agriculture, a confirmé cette stratégie lors d’une conférence de presse. Elle a également indiqué que des discussions étaient en cours avec d’autres nations pour diversifier les sources d’approvisionnement, bien que les détails de ces accords restent confidentiels pour le moment.
La reconstitution du cheptel de poules pondeuses prend du temps, environ 18 semaines après l’éclosion pour qu’une poule commence à pondre. En attendant, les importations devraient permettre de répondre à la demande, notamment à l’approche de Pâques, période traditionnellement marquée par une forte consommation d’œufs. La ministre a estimé que ces importations, représentant plusieurs centaines de millions d’œufs, contribueraient à stabiliser les prix sur le marché intérieur.
Par ailleurs, des producteurs européens, notamment en Lituanie et en Pologne, ont été sollicités par les autorités américaines pour exporter leurs œufs. Cette démarche intervient dans un contexte commercial tendu, marqué par les politiques protectionnistes de l’ancien président Donald Trump, qui avait instauré des droits de douane supplémentaires sur de nombreux produits.
Malgré une légère baisse récente des prix de gros, due à une demande moins soutenue et à une accalmie de l’épidémie, les consommateurs américains ne ressentent pas encore les effets de cette amélioration dans les magasins. Le gouvernement espère que la situation se normalisera d’ici quelques mois, une fois la production nationale rétablie. En attendant, les importations restent la solution temporaire pour éviter une crise plus profonde.
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