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L’embellie immobilière de 2025 laisse place à la prudence en 2026

Les ventes de logements avaient bondi l’an dernier. Mais les premiers mois de 2026 montrent déjà un coup de frein.

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L'embellie immobilière de 2025 laisse place à la prudence en 2026

Les ventes de logements avaient bondi l’an dernier. Mais les premiers mois de 2026 montrent déjà un coup de frein.

Après une année 2025 qui avait redonné des couleurs au marché, l’immobilier français respire moins bien. Les appartements de 3 et 4 pièces avaient vu leurs transactions grimper de 16 % et les maisons de 4 et 5 pièces de 14 %. Un vrai rebond après des années compliquées. Mais depuis la fin 2025, le rythme ralentit. En mars 2026, les ventes dans l’ancien sont même 8 % plus faibles qu’en mars 2025. Les ménages hésitent, surveillent leur budget, et le contexte économique plus flou freine les passages à l’acte. L’envie d’acheter est toujours là, mais les conditions se durcissent.

Côté prix, la flambée est finie. Après trois années de baisse, ils ont très légèrement augmenté en 2025 : +1 % pour les appartements, +0,4 % pour les maisons. Depuis, ils stagnent, comme posés sur un plateau. Les vendeurs ne veulent pas baisser leurs tarifs, les acheteurs négocient plus ou repoussent leur projet face à des mensualités plus lourdes. Pour fin 2026, les prévisions annoncent même un très léger recul de 0,1 % sur un an. Une stabilité qui ressemble à de l’attentisme.

Le marché du neuf sort doucement la tête de l’eau après quatre ans de chute. Les autorisations de construire et les mises en chantier repartent à la hausse, surtout pour les maisons individuelles. Mais la reprise reste fragile. Les réservations de logements neufs sont encore faibles, les stocks mettent près de deux ans à s’écouler et les prix peinent à s’ajuster. Le neuf n’est pas encore tiré d’affaire. Et puis il y a le crédit, nerf de la guerre : près de 80 % des achats se font avec un prêt. En 2026, le taux moyen pourrait atteindre 3,43 % en fin d’année. Résultat, le nombre de transactions dans l’ancien pourrait chuter de 6 % par rapport à 2025, avec environ 890 000 ventes. La production de crédit reculerait aussi à 175 milliards d’euros. Le marché devient plus sélectif. Pour les acheteurs, le mot d’ordre est clair : bien préparer son projet, calculer sa capacité d’emprunt et guetter les bonnes affaires locales.

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