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L’économie française évite le statu quo au printemps

La Banque de France vient de revoir ses prévisions à la hausse pour le deuxième trimestre. Grâce à l’industrie et aux services, la croissance devrait…

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L'économie française évite le statu quo au printemps

La Banque de France vient de revoir ses prévisions à la hausse pour le deuxième trimestre. Grâce à l’industrie et aux services, la croissance devrait atteindre 0,2 %, une surprise positive après des mois d’inquiétude.

Cette petite progression peut sembler modeste, mais elle marque un vrai soulagement pour les observateurs. Jusqu’à présent, les experts tablaient sur une croissance nulle, un scénario de stagnation qui aurait pesé sur l’ensemble de l’année. Le nouveau chiffre, annoncé jeudi, redonne un peu d’air. L’activité a été portée par plusieurs secteurs clés, en particulier l’industrie de défense, la technologie, l’automobile et l’agroalimentaire. Dans ce dernier domaine, la canicule a même joué un rôle inattendu : les entreprises ont adapté les horaires de travail et maintenu leur production, tandis que la demande pour les glaces, boissons et produits frais a bondi. La chimie, elle, continue de tourner à plein régime grâce à des commandes anticipées, face aux hausses de prix à venir.

Dans les services marchands, le rebond est également net. L’hébergement a tiré son épingle du jeu, surtout les établissements équipés de climatisation. La restauration, en revanche, a souffert de la chaleur. Côté bâtiment, le dynamisme est visible tant dans le gros œuvre que dans le second œuvre, avec une accélération notable de l’installation de systèmes de climatisation. Ces signaux encourageants pourraient permettre à la croissance annuelle de se rapprocher des objectifs du gouvernement, qui a récemment abaissé sa prévision à 0,7 % pour 2026. La Banque de France, elle, table sur 0,5 %. Mais attention, tout n’est pas rose. Les difficultés d’approvisionnement restent vives dans certains secteurs, comme l’aéronautique (36 % des entreprises concernées) ou l’informatique et l’électronique (18 %). C’est moins qu’en mai, mais le problème persiste.

Les prix de vente, eux, augmentent moins vite qu’avant, grâce à l’apaisement des coûts des matières premières et de l’énergie. Un indicateur d’incertitude, basé sur les commentaires des chefs d’entreprise, revient à son niveau d’avant les tensions au Moyen-Orient. Les patrons restent toutefois préoccupés par les risques internationaux. Pour juillet, ils anticipent une nouvelle progression de l’activité, mais plus modérée dans l’industrie et les services, et assez faible dans le bâtiment. La reprise est là, mais elle reste fragile.

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