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Le Venezuela sous les décombres : l’Amérique en première ligne après un double séisme dévastateur
Cinq jours après les secousses qui ont frappé le nord du Venezuela, le bilan s’alourdit à 1 719 morts et 50 000 disparus. Alors que les secouristes…


Cinq jours après les secousses qui ont frappé le nord du Venezuela, le bilan s’alourdit à 1 719 morts et 50 000 disparus. Alors que les secouristes internationaux s’activent sans relâche, les États-Unis déploient une aide massive pour tenter de sauver des vies.
Des quartiers entiers rasés, des immeubles effondrés comme des châteaux de cartes, des familles qui attendent sous une chaleur accablante. Le double séisme du 24 juin a laissé le nord du Venezuela exsangue. Le bilan provisoire ne cesse de grimper. Lundi, les autorités ont annoncé 1 719 morts et plus de 5 000 blessés. Les Nations unies, elles, estiment à environ 50 000 le nombre de disparus. Face à l’ampleur de la tragédie, 27 pays ont répondu présent. Plus de 2 000 secouristes et 160 chiens sont déployés sur le terrain. Dimanche, sept personnes ont encore été sorties vivantes des gravats.
Les États-Unis ont pris la tête de cette mobilisation internationale. Près de 130 Marines travaillent jour et nuit pour réparer le port de La Guaira, porte d’entrée vitale pour l’acheminement des fournitures. Le navire amphibie USS Fort Lauderdale est ancré au large de cette cité balnéaire dévastée. L’aide américaine double, passant à 300 millions de dollars destinés aux ONG et agences onusiennes. Washington et Caracas, qui avaient rompu leurs relations diplomatiques en 2019, se sont rapprochés depuis la capture en janvier du président Maduro par les États-Unis. L’administration Trump soutient désormais la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Un revirement qui permet aujourd’hui un déploiement logistique sans précédent.
Mais sur le terrain, la colère monte. Beaucoup de Vénézuéliens reprochent aux autorités leur lenteur et leur manque de moyens. Pendant de longues heures, avant l’arrivée des secouristes étrangers, les familles ont fouillé les décombres à mains nues. Le gouvernement a restreint l’accès à l’État de La Guaira, exigeant un laissez-passer pour les bénévoles. Une décision qui a provoqué l’indignation. « Il faut un permis pour sauver des vies », s’est emporté un jeune habitant. Pourtant, malgré plus de 600 répliques enregistrées, dont une de magnitude 4,6 lundi matin, l’espoir subsiste. Devant les immeubles effondrés, des proches restent plantés, refusant de partir. Le pays, déjà miné par une grave crise économique et des troubles politiques, encaisse un coup terrible. Les dégâts sont évalués à près de sept milliards de dollars, soit 6% du PIB.





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