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Vendanges en Champagne l’été s’emballe et personne n’est prêt

La chaleur a fait mûrir le raisin en un temps record. Dans les vignes, les équipes sont rappelées en catastrophe pour une récolte qui démarre beaucoup…

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Vendanges en Champagne l'été s'emballe et personne n'est prêt

La chaleur a fait mûrir le raisin en un temps record. Dans les vignes, les équipes sont rappelées en catastrophe pour une récolte qui démarre beaucoup trop tôt

Les vendanges champenoises n’avaient jamais commencé si tôt. Cette année, la récolte s’étale du 8 au 22 août selon les communes et les cépages, avec des dérogations dès le 6 août dans l’Aube. Du jamais vu. La faute à des températures records depuis le début de 2026, un signe de plus du réchauffement climatique. La maturation des grappes s’est accélérée de façon spectaculaire. Tout le monde a dû s’adapter à marche forcée.

Prenons le cas d’Ophélie Lapie-Lamiable, vigneronne à Tours-sur-Marne, près d’Épernay. Elle a lancé sa récolte samedi, cinq jours plus tôt que prévu, avec seulement la moitié de son équipe présente. Les analyses sur les raisins ont montré que tout était prêt bien avant la date attendue. Elle raconte avoir rappelé tous les vendangeurs en urgence. Dans les vignes, on s’active dès le matin pour éviter les heures les plus chaudes.

Les saisonniers, eux, ont vu leur été basculer. Beaucoup étaient en vacances ou loin de la région. Inelle Coilot, 18 ans, saisonnière au domaine familial Lamiable, a dû écourter son congé et rentrer précipitamment. Elle n’avait pas imaginé une vendange aussi précoce. Même situation chez Bollinger. Son directeur général, Charles-Armand de Belenet, décrit une mobilisation éclair pour rassembler les équipes et démarrer dès le 13 août. À ses yeux, c’est une vraie performance.

Reste une autre épine, celle du logement. En plein mois d’août, les hôtels et gîtes de la région sont encore occupés par les vacanciers. Ophélie Lapie-Lamiable y voit une difficulté supplémentaire. David Chatillon, coprésident du Comité Champagne, préfère relativiser. Pour lui, cette course fait partie du métier. Les vendanges reviennent chaque année avec leur lot d’imprévus, et les vignerons savent qu’ils doivent s’arranger. C’est le fruit d’une année de travail, rappelle-t-il, et cela ne dure qu’une semaine.

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