Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Le Piton de la Fournaise menace l’axe routier principal de l’île

Article

le

Une coulée de lave, en progression constante, se rapproche dangereusement de la route nationale 2, entraînant sa fermeture préventive et isolant plusieurs communes.

Le volcan réunionnais, entré en activité le 13 février, maintient la tension sur le sud-est de l’île. Selon les dernières estimations de l’observatoire volcanologique, le front de lave se situait ce jeudi à moins de 400 mètres de la RN2, communément appelée la « route des Laves ». Sa progression, évaluée à une vingtaine de mètres par heure, laisse présager une intersection imminente avec l’axe routier.

Face à cette menace, les autorités ont pris des mesures drastiques. Le préfet a ordonné la fermeture totale du tronçon concerné à tout trafic motorisé. Seuls les piétons et les cyclistes peuvent encore franchir un premier point de contrôle, un second barrage interdisant quant à lui tout accès plus en aval. Cette interruption isole les communes de Saint-Philippe et de Sainte-Rose, distantes de 32 kilomètres à vol d’oiseau. Pour les relier, il est désormais nécessaire d’emprunter un itinéraire de contournement faisant le tour de l’île, rallongeant considérablement les trajets.

L’événement attire de nombreux curieux, résidents et visiteurs, venus observer le phénomène naturel. Beaucoup espèrent assister au moment où la lave, après avoir coupé la chaussée, se déversera dans l’océan Indien. Cette configuration rappelle des épisodes historiques, notamment celui de 1977, où une coulée avait épargné de justesse l’église de Sainte-Rose, un événement qui a profondément marqué la mémoire locale. Depuis, l’édifice, rebaptisé Notre-Dame des Laves, est devenu un site emblématique.

La RN2 a déjà été coupée à six reprises par des coulées entre 1977 et 2007, démontrant la récurrence de ce type d’interaction entre l’activité volcanique et les infrastructures humaines sur ce territoire. Les services de l’État et les scientifiques surveillent en continu l’évolution de la situation.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus