Monde
Le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, confronté à un nouvel obstacle dans sa course à la présidence turque
L’annulation de son diplôme universitaire par l’Université d’Istanbul suscite des accusations de manœuvres politiques et relance les tensions entre l’opposition et le pouvoir en place.
Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et figure de proue de l’opposition turque, se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente. Mardi, l’Université d’Istanbul a annulé son diplôme, invoquant des motifs de « nullité » et d' »erreur manifeste ». Cette décision, qualifiée d' »illégale » par l’intéressé, pourrait compromettre ses ambitions présidentielles, un diplôme universitaire étant requis pour briguer la plus haute fonction du pays. Imamoglu a immédiatement annoncé son intention de contester cette mesure devant les tribunaux, tout en exprimant son scepticisme quant à l’impartialité de la justice.
Bien que cette annulation n’affecte pas son mandat de maire, récemment renouvelé en mars 2024, elle représente un coup dur pour sa carrière politique. Imamoglu, membre du Parti républicain du peuple (CHP), est déjà visé par plusieurs procédures judiciaires, dont deux ouvertes en janvier dernier. Ces affaires, qu’il dénonce comme du « harcèlement », alimentent les tensions entre l’opposition et le camp du président Recep Tayyip Erdogan.
Le président du CHP, Ozgur Ozel, a réaffirmé son soutien à Imamoglu, le désignant comme le candidat officiel du parti pour l’élection présidentielle de 2028. Il a également critiqué la décision de l’Université d’Istanbul, la qualifiant de « tache » sur l’institution. Imamoglu, diplômé en gestion d’entreprise d’une université de Chypre-Nord en 1995, avait vu son diplôme reconnu en Turquie. Cependant, le conseil d’administration de l’Université d’Istanbul a jugé cette reconnaissance irrégulière, relançant le débat sur les qualifications académiques des figures politiques turques.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de rivalité politique exacerbée. Imamoglu, opposant farouche à Erdogan, avait déjà été empêché de se présenter à la présidentielle en 2023 en raison d’une condamnation pour « insulte » envers des membres du Haut comité électoral. Malgré son appel, cette condamnation reste un obstacle majeur à ses ambitions. Les tensions entre les deux camps ne cessent de croître, alimentées par des accusations mutuelles et des procédures judiciaires controversées.
Alors que la Turquie se dirige vers une nouvelle échéance électorale, la bataille entre l’opposition et le pouvoir en place semble s’intensifier. Pour Imamoglu, cette annulation de diplôme représente un nouvel épisode dans une série de défis juridiques et politiques, qui pourrait bien déterminer l’avenir de sa carrière et, plus largement, de l’opposition turque.
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