Économie
L’Assemblée renonce aux séances du week-end sur le budget
Le gouvernement a annoncé l’annulation des débats parlementaires prévus samedi et dimanche, une décision vivement contestée par les partis de gauche qui y voient une entrave au processus démocratique.
La chambre basse du Parlement ne siégera pas ce week-end comme initialement prévu pour l’examen du projet de loi de finances. Cette décision, officialisée jeudi soir par le ministre chargé des Relations avec le Parlement, réduit davantage le temps alloué aux discussions budgétaires déjà soumises à un calendrier particulièrement serré. Le gouvernement justifie ce choix par le rythme d’avancement des travaux et la fatigue accumulée par les parlementaires et leurs collaborateurs après plusieurs semaines de débats intenses.
Les réactions n’ont pas tardé dans les rangs de l’opposition de gauche. Des élus écologistes et insoumis ont immédiatement dénoncé une manœuvre visant à empêcher un vote sur la partie recettes du budget. La coordinatrice du groupe écologiste a qualifié cette décision d’inacceptable, estimant qu’elle compromettait délibérément la capacité de l’Assemblée à se prononcer sur les finances de l’État. Son homologue de La France insoumise a rejeté l’argument de la fatigue, y voyant un prétexte pour contourner le débat démocratique.
Le calendrier constitutionnel impose pourtant la transmission du texte au Sénat avant le 23 novembre à minuit. Dans ce contexte, certains groupes politiques ont annoncé des retraits massifs d’amendements pour tenter de sauver la possibilité d’un vote. Les socialistes et La France insoumise ont d’ores et déjà commencé à réduire le nombre de leurs propositions, espérant ainsi accélérer l’examen du texte.
Cette annulation intervient après que des parlementaires de plusieurs bords, incluant le Rassemblement national, Les Républicains et la majorité présidentielle, avaient exprimé leur souhait de suspendre les travaux ce week-end. Un élu du RN avait notamment fait valoir que les conditions de travail devenaient défavorables à un examen serein du budget.
Le contexte budgétaire reste marqué par plusieurs contentieux, dont le maintien de l’abattement fiscal de 10% sur les pensions de retraite – un revers pour le gouvernement qui envisageait sa suppression. Parmi les dossiers sensibles encore en suspens figurent la taxation des petits colis et l’augmentation des droits de timbre pour les titres de séjour, deux sujets qui cristallisent les tensions dans l’hémicycle.
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