Culture
Lambert Wilson révèle le lien intime entre cinéma et musique dans son parcours

_**L’acteur et chanteur confie comment la bande-son a guidé sa carrière, des salles obscures aux planches, lors d’un hommage aux mélodies du 7e art.**_
Lambert Wilson dévoile une facette méconnue de son engagement artistique : c’est la musique, bien avant les projecteurs, qui a éveillé sa passion pour le cinéma. Lors d’une récente rencontre, l’artiste au polo bleu roi et veste immaculée a partagé comment les comédies musicales de Fred Astaire ou Gene Kelly ont bercé ses rêves d’adolescent. « J’imaginais la vie comme un film, avec sa propre bande-son, ses couleurs vibrantes », confie-t-il, évoquant l’émotion intacte de découvrir ses premières scènes accompagnées de mélodies.
Cette symbiose entre image et partition l’a conduit à honorer les grands airs du cinéma lors d’un concert exceptionnel, accompagné d’un pianiste complice de trente ans. Au programme : des œuvres de Renoir à Demy, en passant par Truffaut, sans oublier des hommages à Weill ou Montand. Pour Wilson, ces compositions ne sont pas de simples ornements : « Elles façonnent l’âme d’un film autant que la photographie », affirme-t-il, citant en exemple les partitions cultes de « Barry Lyndon » ou « E.T. », écoutées en boucle durant sa jeunesse.
Le cinéma lui a aussi ouvert les portes de la musique classique, comme l’Adagietto de Mahler découvert grâce à « Mort à Venise ». Pourtant, malgré une carrière éclectique – des comédies grand public aux drames arthouse comme « Des hommes et des dieux » –, ses deux vocations sont rarement entrelacées. Seul « Pas sur la bouche » de Resnais lui a permis de fusionner pleinement jeu et chant à l’écran.
Son amour pour la mélodie remonte à l’enfance, lorsqu’il mémorisait « West Side Story » sans en saisir les paroles. Après des études à Londres, il s’est frotté au théâtre musical, interprétant Sondheim, Bernstein ou Rodgers avec la même exigence que devant la caméra. Aujourd’hui, il délaisse variété et répertoire classique pour se consacrer à ce qu’il nomme « la chanson des acteurs », un art où la musique et le jeu ne font qu’un.

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