Monde
La Syrie intègre l’alliance internationale contre Daech après un sommet à Washington

Une rencontre historique à la Maison-Blanche a scellé le rapprochement entre les États-Unis et Damas, marquant un revirement diplomatique majeur au Proche-Orient.
Le président syrien Ahmad al-Chareh a été reçu ce lundi par son homologue américain dans le Bureau ovale, une première pour un chef d’État syrien. Les deux dirigeants ont convenu de l’adhésion de Damas à la coalition internationale luttant contre l’organisation État islamique. Un haut responsable américain a confirmé que la Syrie deviendrait le quatre-vingt-dixième membre de cette alliance, collaborant désormais avec Washington pour éradiquer les dernières poches terroristes et endiguer le flux de combattants étrangers.
À l’issue de cet entretien privé, le président américain a salué la personnalité de son interlocuteur, soulignant que son passé constituait selon lui un atout dans la lutte antiterroriste. Les échanges, tenus à huis clos, ont duré près de deux heures, sans la présence habituelle des médias. Le visiteur a quitté la résidence présidentielle par une entrée secondaire, un protocole allégé comparé aux usages réservés aux chefs d’État.
Cette visite s’inscrit dans un processus de normalisation engagé depuis plusieurs mois. Washington a suspendu pour six mois les sanctions économiques visant Damas, tout en autorisant la réouverture de l’ambassade syrienne aux États-Unis. Parallèlement, les autorités américaines ont retiré le dirigeant syrien de leur liste des personnalités terroristes, où il figurait jusqu’à récemment en raison de son appartenance passée à des mouvances jihadistes.
Observant une ligne diplomatique pragmatique, le président al-Chareh a multiplié les ouvertures vers les capitales occidentales et régionales depuis son accession au pouvoir. Il a néanmoins précisé qu’aucune négociation directe avec Israël n’était envisagée dans l’immédiat, tout en évoquant une reconfiguration des relations avec Moscou, traditionnel allié de son prédécesseur.
Les analystes perçoivent dans ce rapprochement une volonté américaine d’accompagner la transformation de la Syrie en partenaire stratégique au Proche-Orient. Le président américain a d’ailleurs exprimé son souhait de voir émerger une Syrie stable et prospère, qualifiant cet objectif de primordial pour l’équilibre régional.

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