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La mort d’une collégienne de 11 ans déclenche une vague de mobilisation inédite contre les violences sexuelles

Des marches sont organisées ce samedi dans toute la France pour exiger une loi globale contre les violences sexuelles. Une coalition de 160 associations…

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La mort d'une collégienne de 11 ans déclenche une vague de mobilisation inédite contre les violences sexuelles

Des marches sont organisées ce samedi dans toute la France pour exiger une loi globale contre les violences sexuelles. Une coalition de 160 associations, portée par l’émotion après le meurtre de Lyhanna, réclame des mesures concrètes et un financement à la hauteur.

L’onde de choc provoquée par la mort de Lyhanna, une collégienne tuée dans le Gers, ne retombe pas. Ce samedi, des dizaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues de Paris et d’environ 80 autres villes comme Bordeaux, Lyon ou Rennes. Le point de rassemblement parisien est fixé place de la Bastille, avec une marche prévue vers la place de la Nation en début d’après-midi. Cette mobilisation citoyenne, la plus importante depuis le drame, est portée par une coalition de 160 organisations féministes, de défense des enfants, syndicales et associatives. Elle dépasse largement le cercle des militantes habituelles, comme le montre la récente adhésion de la FCPE, principale fédération de parents d’élèves, ou du collectif SOS-Périscolaire.

Derrière cette unité, une revendication unique et claire : l’adoption d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles. Le texte, imaginé sur le modèle espagnol, ne se contente pas de mesures pénales. Il propose un arsenal de 140 actions couvrant tous les aspects de la lutte, de la prévention dans les écoles à l’accompagnement des victimes, en passant par la formation des policiers et des juges. Les associations dénoncent une approche trop souvent « parcellaire » et réactive, où chaque fait divers donne lieu à une loi d’urgence. Elles veulent une politique systémique, avec un budget dédié estimé à près de 3 milliards d’euros par an. Une proposition de loi de 78 mesures, déposée fin 2025 par une députée socialiste et soutenue par une partie de la gauche et de la majorité, existe déjà. Mais la coalition craint que le gouvernement ne se contente d’en reprendre une partie.

Depuis le drame, le gouvernement a en effet multiplié les annonces. Certaines mesures contre la pédocriminalité ont été intégrées au projet de loi sur la protection des enfants, qui sera examiné à l’Assemblée le 15 juillet. D’autres figurent dans le texte sur la justice criminelle. La ministre de l’Égalité a promis une réunion avec les parlementaires à la mi-juillet pour « arbitrer » ce qui pourrait rejoindre une future loi intégrale, dont l’examen est annoncé pour l’automne. Mais les associations restent méfiantes. Elles jugent ces annonces trop partielles et redoutent qu’elles ne soient vidées de leur substance financière. Pour elles, seule une loi globale, avec un budget complet, permettra de briser le cycle infernal des violences. La mobilisation des lundis soir devant les tribunaux et le ministère de la Justice continue, et une pétition en ligne a déjà récolté plus de 340 000 signatures. Une pression citoyenne qui, selon les organisatrices, est historique et sans précédent.

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