Politique
La droite sénatoriale ouvre la porte à un compromis budgétaire sous conditions
_**À quelques jours de l’échéance, les négociations sur le budget de l’État entrent dans une phase décisive. La majorité de droite du Sénat affirme sa volonté de trouver un terrain d’entente, tout en posant des limites claires.**_
L’adoption du projet de loi de finances pour l’année prochaine repose désormais en grande partie sur les épaules de la chambre haute. Le gouvernement a explicitement appelé la droite sénatoriale à faire preuve de responsabilité pour débloquer une situation qui, sans accord entre les deux assemblées avant la fin de l’année, conduirait à l’adoption d’un budget a minima par voie d’ordonnance. Les délais sont en effet désormais trop courts pour envisager une nouvelle navette parlementaire.
Le Sénat, qui doit se prononcer lundi sur un texte profondément remanié, affiche une position à la fois ouverte et ferme. Ses principaux représentants répètent être prêts au dialogue, mais refusent toute concession qui irait à l’encontre de leurs lignes rouges. La réduction de la dette publique et le refus d’une hausse significative de la fiscalité constituent les piliers de leur position. Cette intransigeance s’est déjà manifestée par le rejet du budget de la Sécurité sociale tel qu’adopté par les députés.
Des discussions techniques sont néanmoins en cours entre les rapporteurs généraux des deux chambres pour rapprocher les points de vue. L’objectif avoué est de parvenir à un « atterrissage » acceptable, en vue de la commission mixte paritaire prévue vendredi. Le président du Sénat, réputé pour son art du compromis, œuvre également en ce sens, tout en exprimant son mécontentement face à la stratégie de l’exécutif, qu’il estime avoir trop négligé la haute assemblée au profit d’accords avec les socialistes à l’Assemblée nationale.
La droite sénatoriale souligne que la recherche d’un compromis ne saurait justifier un reniement de ses convictions. Elle estime que des concessions excessives ont déjà été consenties à la gauche sur d’autres textes et qu’il revient au gouvernement de fixer désormais des limites. Le chemin vers un accord reste semé d’embûches. Même un éventuel compromis en commission mixte devrait ensuite être validé par l’Assemblée nationale, où l’abstention des groupes de gauche paraît aujourd’hui improbable.
Face à cette complexité, l’hypothèse d’un recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget est évoquée dans certains cercles, mais elle suscite des menaces de censure immédiate. En l’absence de percée, le scénario le plus plausible serait l’adoption d’une loi de finances provisoire pour fin décembre, reportant les véritables arbitrages au début de l’année 2026 et promettant de nouveaux débats parlementaires tendus.
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