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Il dit se détester après avoir filmé ses viols sur sa compagne endormie

Un homme jugé à Lyon pour avoir drogué sa femme pendant des années et l’avoir violée alors qu’elle était inconsciente. Il nie les faits mais des vidéos…

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Il dit se détester après avoir filmé ses viols sur sa compagne endormie

Un homme jugé à Lyon pour avoir drogué sa femme pendant des années et l’avoir violée alors qu’elle était inconsciente. Il nie les faits mais des vidéos accablantes et des sédatifs cachés le contredisent.

Le premier jour de son procès, l’ex-garde du corps de 39 ans a tenté de jouer la carte de la repentance. « Je ne suis pas digne de l’humanité », a-t-il lancé à la présidente du tribunal, tout en affirmant n’avoir « jamais voulu violer » sa compagne. Pourtant, plusieurs vidéos filmées par lui-même montrent le contraire. On le voit pratiquer une pénétration digitale sur une femme plongée dans un profond sommeil, puis la violer avec un sextoy. La salle d’audience est restée médusée devant ces images insoutenables.

L’accusé peine à expliquer ses actes. Il évoque une « frustration sexuelle », une forte consommation de cocaïne et rejette la faute sur son ex-compagne, qu’il juge trop peu entreprenante. Il réfute également l’avoir droguée. Mais lors d’une perquisition en juin 2023, les enquêteurs ont découvert des sédatifs puissants dans un coffre dont lui seul avait le code. La présidente a dénoncé « une volonté de la salir » face à ses contradictions. Il s’emporte aussi quand on aborde ses liens avec Dominique Pelicot, condamné en 2025 pour des faits similaires. « Personne n’a jamais violé ma femme », hurle-t-il. Pourtant, des conversations en ligne montrent que Pelicot lui a prodigué des conseils et que l’accusé lui a proposé de venir à Lyon pour passer à l’acte.

La victime, une femme de 40 ans, a raconté son calvaire à la barre. Elle a d’abord cru, poussée par l’accusé, que son ex-compagnon la harcelait et diffusait ses photos intimes. Mais la publication d’images d’elle après avoir changé de téléphone a levé le doute. Elle a subi une dégradation physique et psychique : perte de poids, vertiges, dépression. « J’ai été jetée en pâture », a-t-elle déclaré, alors que des photos d’une rare perversité étaient projetées dans la salle. Son père a décrit avec émotion comment sa fille, « toujours heureuse », a « dépéri », et a exprimé la détresse de parents rongés par la culpabilité. Le jugement est attendu dans les prochains jours.

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