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Foot/Barrages : Saint-Etienne plonge en Ligue 2 dans un grand chaos

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Une séance de tirs au but fatale, un envahissement de terrain avec des tirs de fumigènes et des échauffourées en dehors de son stade Geoffroy-Guichard: Saint-Étienne, battu 1 à 1 (5-4 t.a.b.) par Auxerre dimanche, a fait ses adieux à la Ligue 1 dans le plus grand chaos.

Sitôt le dernier tir au but réussi de l’Auxerrois Birama Touré, synonyme de victoire des Bourguignons qui retrouvent la Ligue 1 après dix ans d’absence, le terrain a été envahi par des milliers de supporters en colère.

Certains ont envoyé des engins pyrotechniques en direction de la tribune officielle protégée par les forces de l’ordre.

Les joueurs stéphanois, entourés par les stadiers, se sont aussitôt précipités, comme les autres acteurs du match, vers les vestiaires.

« Après le match, j’ai flippé car j’ai pris des bombes lacrymogènes, comme mes joueurs », a commenté l’entraîneur auxerrois, Jean-Marc Furlan. « Nous nous sommes comptés pour savoir s’il n’en manquait pas. Ces incidents sont très tristes. »

Selon la préfecture de la Loire, deux joueurs auxerrois ont été légèrement blessés dans les échauffourées et le stade Geoffroy-Guichard risque à nouveau de graves sanctions alors même qu’il se trouve en sursis car multirécidiviste de ce genre d’incidents.

Dimanche, la tribune Snella était fermée à la suite d’incidents à l’occasion de la réception de Monaco, le 23 avril dernier, une sanction qui n’a pas freiné les incidents de la fin du match.

Lacrymogène et lancer d’eau

Les forces de l’ordre ont pénétré aussi sur le terrain et lancé des lacrymogènes pour disperser la foule, pendant que des mouvements de panique agitaient les tribunes.

Et les affrontements se sont poursuivis à l’extérieur du stade, nécessitant l’usage de gaz lacrymogène et d’un engin lanceur d’eau, a précisé la préfecture ajoutant que les troubles avaient cessé à 23h15.

Le bilan s’établit à 14 blessés légers parmi les forces de l’ordre et 17 parmi les supporters, « dont trois ont été conduits à l’hôpital pour contrôle », selon la préfète de la Loire Catherine Séguin qui condamne « ces actes inacceptables, irresponsables et indignes ». Selon elle, les 1.154 supporters auxerrois puis les joueurs ont pu quitter le stade à partir de minuit sous escorte policière

Le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a exprimé sa « tristesse » provoquée par la « descente en Ligue 2 de l’ASSE » et condamné les « actes dangereux avec des tirs directs de fumigènes visant du public (…), ainsi que les dégradations et actes de vandalisme ».

La relégation vient sanctionner une saison calamiteuse de Saint-Étienne, qui avait arraché in extremis le droit de disputer les barrages après un résultat nul à Nantes (1-1) lors de la 38e et dernière journée du championnat.

Sur la saison, l’ASSE n’a totalisé que 32 points, ce qui aurait pu, dans la majeure partie des cas, l’envoyer directement en Ligue 2.

Le miracle espéré avec l’arrivée de Pascal Dupraz, qui avait déjà contribué aux sauvetages de Toulouse (2016) ou Évian-Thonon-Gaillard (2014), n’a pas eu l’effet escompté.

Sur les huit derniers matches, Saint-Étienne n’en n’a gagné aucun avec quatre défaites et quatre résultats nuls, dont le dernier s’est conclu par une funeste séance de tirs au but.

La prochaine vente du club

Pourtant, les Verts avaient obtenu à l’aller un résultat nul intéressant (1-1) jeudi dernier au stade de l’Abbé-Deschamps, avec un but inscrit à l’extérieur par Zaydou Youssouf qui plaçait l’ASSE en position favorable.

Mais dimanche, Hamza Sakhi a donné un avantage mérité à Auxerre en marquant de la tête à la réception d’un centre délivré de l’aile droite par Mathias Autret (51).

Mahdi Camara a égalisé de la tête après une première reprise de la tête d’Enzo Crivelli sur corner (76), concrétisant une bonne période des Stéphanois parfaitement soutenus jusqu’à la fin de la séance de tirs au but par 32.000 supporters.

Côté auxerrois, le gardien Donovan Léon a été déterminant dans la victoire de son équipe, s’interposant avec succès devant Denis Bouanga d’entrée de match (2, 7).

Par la suite, le portier icaunais est intervenu sur un tir d’Adil Aouchiche (31) alors que Bouanga a, malgré une belle position, raté le cadre à la réception d’un centre de Romain Hamouma (46).

Léon a aussi été déterminant sur des tirs d’Arnaud Nordin (84, 105, 120) ou Bouanga de nouveau (87) devant lequel Carlens Arcus est aussi bien intervenu (115).

Et il a détourné magnifiquement le premier tir au but de Ryad Boudebouz, le seul échec des tireurs durant la séance.

Jean-Marc Furlan obtient avec Auxerre sa cinquième accession en Ligue 1 après celles acquises avec Troyes (2005, 2012, 2015) et Brest (2019).

Côté Vert, sitôt la relégation consommée, un communiqué des actionnaires annonçait la prochaine vente du club.

Roland Romeyer et Bernard Caïazzo promettent « une nouvelle importante concernant l’avenir du club et le nôtre », ajoutant qu' »une page essentielle de notre vie se tournera ». Dans la plus grande confusion.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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France

Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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