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Faux témoignage sur les crèches : la justice requiert un non-lieu pour Aurore Bergé

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Le parquet général près la Cour de cassation a estimé que les investigations n’avaient pas permis de prouver que la ministre avait menti sous serment devant une commission parlementaire. La décision finale revient désormais à la Commission d’instruction de la Cour de justice de la République.

Les magistrats du parquet général ont annoncé mercredi avoir demandé l’abandon des poursuites visant Aurore Bergé, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en janvier 2025. La secrétaire d’État chargée de l’Égalité était soupçonnée d’avoir livré un faux témoignage sous serment, en niant tout lien personnel avec une lobbyiste du secteur des crèches privées.

Cette procédure se déroule devant la Cour de justice de la République, juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. L’enquête avait été déclenchée après un signalement du bureau de l’Assemblée nationale, pour des propos tenus le 30 avril 2024 lors d’une audition parlementaire. La ministre y avait affirmé ne pas entretenir de relation personnelle, intime ou amicale avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches.

Ce signalement faisait suite à la parution, en septembre 2024, de l’ouvrage « Les Ogres », signé par le journaliste Victor Castanet. L’auteur, récompensé par le prix Albert-Londres pour son enquête sur les maisons de retraite et le groupe Orpea, y évoquait l’existence d’un « pacte de non-agression » entre Aurore Bergé, alors ministre de la Famille, et Elsa Hervy.

Durant l’enquête, Aurore Bergé a bénéficié du statut de témoin assisté, sans jamais être mise en examen. Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a précisé dans un communiqué que les investigations n’avaient pas permis d’établir l’existence d’un lien personnel entre les deux femmes, ni de démontrer la fausseté des déclarations de la ministre. En conséquence, un non-lieu a été requis lundi auprès de la Commission d’instruction de la Cour de justice de la République, à qui il revient désormais de trancher.

Plusieurs collaborateurs d’Aurore Bergé ont été entendus, de même que Victor Castanet et Elsa Hervy. Les supports numériques des deux femmes ont également été saisis et analysés.

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