Politique
Éric Zemmour esquisse les contours d’une primaire à droite, sans le centre

Le président de Reconquête ! a exposé sa vision d’une compétition interne à la droite, excluant les figures centristes, tout en affirmant prendre son temps quant à une éventuelle candidature présidentielle.
Invité sur une chaîne d’information en continu, Éric Zemmour s’est déclaré ouvert à l’idée d’une consultation préalable des électeurs de droite pour désigner un candidat unique. Cette proposition, avancée par certaines personnalités au sein de la droite, trouve en lui un interlocuteur favorable, à une condition expresse. Le dirigeant de Reconquête ! souhaite en effet que ce scrutin se limite strictement aux formations qu’il estime appartenir au camp de la droite, en excluant toute alliance avec le centre.
Selon ses déclarations, des figures comme Gabriel Attal ou Édouard Philippe, qu’il situe respectivement au centre-gauche et au centre-droit, ne devraient pas prendre part à ce processus. Il définit ainsi le périmètre admissible, qui irait, selon ses termes, « d’Édouard Philippe à Reconquête ! ». En revanche, il écarte explicitement les responsables qu’il qualifie de « cavaliers de l’apocalypse », une expression par laquelle il désigne certains élus Les Républicains attachés, selon lui, à un ancrage centriste.
Le débat sur la structuration du camp conservateur et national agite la vie politique française en prévision de la prochaine échéance présidentielle. Éric Zemmour a repris à son compte l’expression d’un « schisme » nécessaire, suggérant que la période actuelle est celle d’une redéfinition des frontières politiques, accélérée par l’affaiblissement de la majorité présidentielle sortante. Dans ce contexte, son mouvement entend peser de tout son poids pour infléchir les recompositions en cours.
Interrogé sur ses intentions personnelles pour la présidentielle, le polémiste a adopté une posture de distance stratégique. Il a affirmé ne ressentir aucune urgence à officialiser une candidature, jugeant « dérisoire » les annonces précipitées de certains concurrents. Cette temporisation lui permettrait, a-t-il laissé entendre, de continuer à porter son discours sur d’autres sujets sans être immédiatement enfermé dans le cadre strict d’une campagne électorale.

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