Économie
Disneyland Paris, un géant économique aux portes de la capitale

Le complexe de loisirs, qui inaugure ce week-end une nouvelle extension, pèse de manière considérable sur l’économie francilienne et nationale, comme en attestent les derniers chiffres disponibles.
Le parc Disneyland Paris, première destination touristique privée d’Europe, s’apprête à dévoiler au public son nouvel espace consacré à l’univers de « La Reine des Neiges ». Cet événement souligne l’expansion continue d’un site dont l’impact économique dépasse largement le cadre du divertissement. Depuis son inauguration en 1992, l’empreinte financière du complexe sur l’économie française est évaluée à près de cent vingt milliards d’euros.
La fréquentation cumulée depuis l’ouverture s’élève à quatre cent quarante-cinq millions de visites, ce qui représente plus de six pour cent des recettes touristiques nationales sur la période. Près de la moitié des visiteurs sont de nationalité française, le reste provenant d’une clientèle internationale. En matière d’emploi, le parc est à l’origine de soixante-dix mille postes, directs, indirects et induits, répartis sur cinq cents métiers distincts. Le nouvel agrandissement a nécessité le recrutement d’un millier de personnes supplémentaires, portant les effectifs totaux à vingt mille collaborateurs de plus de cent vingt nationalités.
La société exploitante, Euro Disney Associés, a annoncé pour son dernier exercice un bénéfice net de deux cent soixante millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 2,7 milliards. Les dépenses des visiteurs, catégorisées comme activités touristiques, ont généré 2,1 milliards de revenus. Le parc constitue également un levier de développement pour son territoire d’implantation, le Val d’Europe, qui compte désormais plus de neuf mille trois cents entreprises.
Les investissements totaux depuis la création atteignent treize milliards d’euros. Un plan pluriannuel de deux milliards, annoncé en 2018, est en cours de réalisation. Il vise notamment à transformer l’ancien parc Walt Disney Studios, rebaptisé Disney Adventure World, et devrait quasiment doubler sa superficie. Cette transformation a mobilisé plus de huit cents artisans français et européens. À terme, cette nouvelle entité devrait contribuer à hauteur de six cent quatre-vingt-douze millions d’euros par an à l’économie française.
Sur le plan de l’hébergement, Disneyland Paris est devenu le premier groupe hôtelier parmi les parcs à thèmes européens. Il gère sept hôtels totalisant cinq mille sept cents chambres, ainsi que deux centres de congrès, et emploie trois mille trois cents personnes dans ce secteur. Le groupe poursuit ses investissements immobiliers, avec la rénovation de ses hébergements et le développement de son village commercial, qui s’étend sur quarante mille mètres carrés. Cette stratégie vise à encourager des séjours plus longs et à accroître le nombre de nuitées.

PolitiqueEn Ligne 6 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 2 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
PlanèteEn Ligne 7 joursLa sécheresse vide les paniers de champignons
PolitiqueEn Ligne 4 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines
MondeEn Ligne 4 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
SociétéEn Ligne 7 joursGilets jaunes, syndicats et lycéens de retour dans la rue, les préfectures serrent la vis
Faits DiversEn Ligne 4 joursÀ Trappes, un homme tué pour sa couleur de peau et un ministre qui parle d’attentat
Faits DiversEn Ligne 5 joursTrappes, la garde à vue du suspect levée après un examen psychiatrique
















