Faits Divers
Deux policiers face à leurs actes après des violences filmées à Noisy-le-Grand
_**La justice a requis des peines de prison avec sursis et une suspension d’exercice contre deux fonctionnaires, dont l’un est accusé d’avoir rédigé un procès-verbal inexact après une interpellation violente en 2021.**_
Le tribunal correctionnel de Bobigny a examiné jeudi le dossier de deux anciens policiers poursuivis pour des faits survenus en septembre 2021 à Noisy-le-Grand. La représentation du parquet a demandé à leur encontre six mois d’emprisonnement avec sursis. Elle a également sollicité, pour l’un des deux hommes, une interdiction d’exercer la profession de policier pendant une durée de deux ans. Cette requête s’appuie sur les conclusions de l’enquête, qui a établi que le gardien de la paix avait produit un compte-rendu administratif ne correspondant pas à la réalité des événements.
Les faits remontent à une intervention dans un quartier de la commune. Les forces de l’ordre étaient présentes pour rechercher l’auteur présumé d’un refus d’obtempérer. Selon leur version initiale, elles se seraient heurtées à un groupe d’individus hostiles, dont un jeune homme de 26 ans, connu des services. Celui-ci aurait alors proféré des insultes, justifiant son interpellation pour outrage. Le procès-verbal dressé à l’époque affirmait que la personne interpellée avait été à l’origine des violences qui ont suivi.
Cette narration a été sérieusement mise en cause par la découverte ultérieure de plusieurs enregistrements vidéo. Des images de vidéosurveillance municipale et une séquence filmée par un témoin ont permis de reconstituer un déroulement différent. L’analyse réalisée par le service interne de la police chargé de la déontologie a conclu qu’aucun geste menaçant envers les fonctionnaires n’était perceptible avant le début de l’altercation. Les premières violences visibles émanaient clairement des policiers. Les séquences montrent l’un des deux hommes administrant une dizaine de coups de matraque, tandis que le second assène des coups de pied et de poing, notamment lorsque la victime se trouve au sol.
À l’audience, les positions des deux prévenus ont divergé. Le second a reconnu avoir porté des coups. Le premier, en revanche, a maintenu que son emploi de la force était légitime. Il a expliqué avoir donné des coups de bâton télescopique, qu’il a qualifiés de très légers, dans le but de faciliter le menottage d’un individu qu’il jugeait récalcitrant. Le président du tribunal a manifesté son scepticisme face à cette argumentation, pointant l’incohérence entre ces justifications et les images qui montrent un genou appuyé sur la tête de la personne interpellée.
L’avocat de la partie civile a soutenu que l’intervention dépassait le cadre d’une simple interpellation et relevait d’une forme de représailles, intentionnellement menée à l’abri des regards. La défense du premier policier a rejeté cette qualification, dénonçant une instrumentalisation politique du dossier et plaidant pour la relaxe, au motif qu’il s’agissait d’une opération qui avait mal tourné, sans intention malveillante. Le jugement a été mis en délibéré au 2 avril prochain.
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