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La Maison Blanche bloque l’extension de l’accès au modèle d’IA Mythos d’Anthropic

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L’administration américaine s’oppose à ce que la start-up californienne élargisse l’accès à son intelligence artificielle la plus avancée, jugée potentiellement dangereuse en matière de cybersécurité.

L’opposition de la Maison Blanche à un projet d’Anthropic visant à étendre l’accès à son modèle d’intelligence artificielle Mythos a été rapportée par le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. La start-up américaine avait proposé d’autoriser environ soixante-dix entreprises et entités supplémentaires à utiliser ce système, portant le total à près de cent vingt entités. Les responsables de l’administration américaine estiment qu’Anthropic ne disposerait pas d’une puissance de calcul suffisante pour servir un si grand nombre d’utilisateurs sans compromettre l’efficacité de l’usage gouvernemental de cette technologie. Mythos, présenté comme capable de provoquer une vague de cyberattaques, est actuellement réservé à un cercle restreint de partenaires, dont Amazon, Microsoft et Apple, pour des tests de sécurité.

Anthropic avait lancé Mythos début avril auprès d’un groupe limité d’entreprises américaines afin d’identifier et de corriger les failles de cybersécurité avant une éventuelle publication plus large. L’entreprise avait annoncé il y a dix jours enquêter sur un accès non autorisé à son modèle via un prestataire tiers, sans avoir trouvé d’indice d’une compromission au-delà de ce périmètre. Ce problème de sécurité interne était le troisième signalé en un mois, après la levée de trente milliards de dollars annoncée début février.

Un contentieux oppose par ailleurs le gouvernement américain à Anthropic concernant les restrictions que l’entreprise a imposées sur l’utilisation de ses modèles d’IA pour la surveillance de masse des populations civiles et les attaques mortelles menées par l’armée américaine. Mécontent de l’absence de levée de ces restrictions après plusieurs mois de discussions, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a mis fin au contrat entre les deux parties fin février. Cette semaine, le Pentagone a conclu un accord avec Google pour étendre l’utilisation de son modèle d’IA générative Gemini à des opérations classifiées, selon plusieurs médias américains.

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