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_**Une démonstration de puissance militaire française sous le regard du président Macron**_

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Le chef de l’État a assisté ce jeudi à la dernière phase de l’exercice Orion 26, un déploiement d’ampleur destiné à affirmer la crédibilité des forces européennes.

Dans les plaines crayeuses de Champagne, l’armée de Terre française a livré une démonstration de force combinant tirs d’artillerie, raids héliportés et essaims de drones. Emmanuel Macron, casqué à bord d’un blindé puis en vol tactique à bord d’un hélicoptère NH90 Caïman, a observé les manœuvres finales de cet entraînement militaire de grande envergure. L’exercice Orion 26 simule la reconquête du territoire d’un pays allié face à un adversaire fictif dont le comportement s’inspire des tactiques observées sur le théâtre ukrainien. Quelque 12 500 soldats ont été mobilisés pour cette phase, avec 1 800 véhicules blindés, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six nations partenaires ont également pris part aux opérations, parmi lesquelles la Belgique, l’Italie, l’Espagne ou encore les Pays-Bas.

Le président a salué la modernisation des équipements permise par l’augmentation continue du budget de la Défense, passé de 32 milliards d’euros en 2017 à 57,1 milliards cette année. Devant les troupes, il a souligné la capacité des Européens à déployer ensemble une opération de cette envergure et à faire de la France une nation cadre dans ce contexte. Il a décrit cet exercice comme un message adressé à la fois aux alliés et aux adversaires potentiels.

Le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, a insisté sur les retours d’expérience tirés de ce déploiement à grande échelle. Le poste de commandement avancé, dissimulé sous des filets de camouflage, a changé cinq fois de position durant l’exercice pour échapper à la détection, ne comptant que cinquante personnes et utilisant autant que possible les réseaux civils. L’armée de Terre, qui disposait de 3 000 drones en début d’année, prévoit d’en posséder 15 000 d’ici la fin 2026, un effort salué par le président qui a évoqué les sept millions de drones utilisés par les forces ukrainiennes.

Interrogé sur les leçons tirées du conflit en Ukraine, le général Philippe de Montenon, commandant la force opérationnelle terrestre, a reconnu que chaque soldat devait devenir un opérateur de drone, tout en concédant qu’un effort restait à accomplir dans le domaine de la lutte antidrones. Un autre officier a pointé le manque de moyens de franchissement pour traverser les rivières rencontrées lors de cette phase de reconquête.

À bord d’un hélicoptère volant à très basse altitude au-dessus des champs de blé et de colza, Emmanuel Macron a assisté à des tirs de missiles Hellfire par des hélicoptères de combat Tigre et au largage d’un drone FPV pour neutraliser des cibles. Il a ensuite survolé un réseau de tranchées, symbole d’une forme de combat que l’armée de Terre réapprend à maîtriser. Au sol, les tirs de canons Caesar et des nouveaux mortiers Mepac embarqués ont illustré l’effort consenti sur l’artillerie. Le général Schill a plaidé pour une artillerie de masse connectée à un maximum de capteurs, évoquant le drone de reconnaissance DT-46, en service opérationnel depuis un an.

Avant de prononcer le mot de fin d’exercice à la radio, le chef de l’État est descendu dans une tranchée où des militaires tiraient à la mitrailleuse à proximité de blindés VBCI et de chars Leopard grecs. Simulant la riposte ennemie, des explosions ont secoué le sol à quelques mètres, tandis qu’un lièvre affolé cherchait une issue.

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