Monde
Aung San Suu Kyi transférée en résidence surveillée pour le reste de sa peine
Le chef de la junte birmane, récemment promu président, a ordonné que l’ancienne dirigeante élue, âgée de 80 ans, purge le solde de sa condamnation chez elle, une décision que l’ONU salue comme un progrès vers un dialogue politique.
Le nouveau président birman, Min Aung Hlaing, artisan du coup d’État de 2021 qui a renversé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, a annoncé jeudi par voie de communiqué la commutation du reste de la peine de l’ancienne prix Nobel de la Paix en assignation à résidence. Le document officiel est accompagné d’une photographie montrant la dirigeante assise entre deux hommes, l’un en tenue civile et l’autre en uniforme de police. Aucune précision n’a été fournie sur la durée restante de sa condamnation ni sur le lieu exact de son nouveau confinement.
Une source proche de la Ligue nationale pour la Démocratie, son parti dissous, a indiqué à l’Agence France-Presse que Mme Suu Kyi serait probablement maintenue à l’isolement dans la capitale Naypyidaw. Selon une source policière ayant requis l’anonymat, les forces de sécurité ont reçu pour instruction de mettre en place des restrictions dans certains quartiers de la ville, et le lieu de résidence désigné restera sous leur garde et leur contrôle directs.
Les Nations unies ont salué cette décision comme une étape importante vers des conditions propices à un processus politique crédible, tout en réclamant à nouveau la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie. Les avocats français de l’ancienne dirigeante ont estimé que si cette évolution était positive, Mme Suu Kyi demeurait injustement privée de liberté. Kim Aris, le fils de l’ancienne chef du gouvernement, a quant à lui jugé que la junte cherchait par ce geste à se légitimer auprès de la communauté internationale, tout en déplorant n’avoir été contacté par personne pour lui permettre de communiquer avec sa mère.
Détenue depuis le putsch, Aung San Suu Kyi avait été condamnée à plus de trente ans de prison pour des accusations allant de la corruption à la violation des règles sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. Une grâce partielle accordée en 2023 avait ramené sa peine à vingt-sept ans. L’ancienne dirigeante, qui conserve une immense popularité dans le pays, est maintenue dans un isolement quasi total et sa famille s’inquiète régulièrement de la dégradation de son état de santé. Min Aung Hlaing a accédé à la présidence début avril à l’issue d’un processus électoral largement qualifié de manœuvre par la communauté internationale pour pérenniser le régime militaire sous une apparence civile, excluant le parti d’Aung San Suu Kyi. Les défenseurs de la démocratie estiment que cet assouplissement des mesures répressives ne constitue qu’un changement de façade destiné à redorer l’image d’un gouvernement dominé par d’anciens militaires.
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