Économie
Spotify distingue les artistes humains des créations par intelligence artificielle

La plateforme de streaming audio suédoise a dévoilé un nouveau dispositif destiné à certifier l’origine humaine des musiciens, une réponse aux préoccupations croissantes suscitées par la prolifération des contenus générés par intelligence artificielle.
Le service de streaming audio Spotify a annoncé jeudi dernier la mise en place d’un label intitulé Verified by Spotify, attribué selon des critères spécifiques. Ce marqueur vise à indiquer que l’artiste ou le groupe concerné est très probablement un être humain et non un avatar issu d’une intelligence artificielle. La société suédoise a précisé que les profils semblant être associés à des artistes créés avec une identité artificielle ne pourront pas prétendre à cette distinction.
Pour déterminer si un musicien est bien un humain, Spotify examinera plusieurs éléments, notamment son activité en dehors de la plateforme. Les concerts, les produits dérivés et la présence sur les réseaux sociaux feront partie des indicateurs pris en compte. La plateforme analysera également les écoutes enregistrées, en privilégiant un volume régulier dans le temps plutôt que des pics soudains de fréquentation. Un autre paramètre retenu est la capacité de ces artistes à faire l’objet de recherches spécifiques, plutôt que de bénéficier uniquement de recommandations algorithmiques.
Cette initiative constitue une approche inverse de celle adoptée par Deezer, concurrent direct de Spotify, qui signale systématiquement les contenus générés par intelligence artificielle. Spotify a justifié cette démarche en soulignant qu’à l’ère de l’IA, il devient primordial de pouvoir compter sur l’authenticité de la musique écoutée. Le label ne concerne toutefois pas le contenu musical lui-même, mais le profil de l’artiste. Ainsi, un musicien certifié humain pourra toujours télécharger sur la plateforme des morceaux créés par intelligence artificielle.
En septembre dernier, Spotify avait déjà invité les artistes à préciser dans les métadonnées s’ils utilisaient l’IA, ces informations venant compléter la fiche signalétique de chaque morceau. La plateforme s’était également engagée à lutter contre les acteurs malveillants qui manipulent l’algorithme de recommandation ou téléchargent d’énormes volumes de titres générés par IA afin de gonfler artificiellement le trafic. Deezer a affirmé il y a quelques jours que près de la moitié des titres postés quotidiennement sur son service, soit 44 %, étaient désormais produits par intelligence artificielle, contre moins de 20 % il y a un an. Le volume d’écoutes de ces morceaux reste néanmoins très faible, ne représentant que quelques points de pourcentage du nombre total de streams.

PolitiqueEn Ligne 4 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
MondeEn Ligne 3 joursHaïti, 2 000 soldats salvadoriens débarquent et brouillent la carte sécuritaire
MondeEn Ligne 6 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
PolitiqueEn Ligne 6 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines
PolitiqueEn Ligne 3 joursLes maires de France perdent patience avec la double casquette de David Lisnard
Faits DiversEn Ligne 6 joursÀ Trappes, un homme tué pour sa couleur de peau et un ministre qui parle d’attentat
SociétéEn Ligne 6 joursLa jeunesse obtient des pistes mais garde la pression
MondeEn Ligne 6 joursMbappé rattrapé en Chine par une vidéo sur Mao
















