Culture
Cannes 2025 : Les Dardenne en quête d’une troisième Palme, hommage à Émilie Dequenne


La compétition s’achève sur une note émouvante, avec le dernier film des réalisateurs belges et un vibrant hommage à leur muse disparue.
La 78e édition du Festival de Cannes touche à sa fin ce vendredi, marquée par la projection très attendue de *Jeunes mères*, le nouveau long-métrage des frères Dardenne. Les cinéastes, déjà doublement récompensés par la Palme d’or, pourraient entrer dans l’histoire en décrochant un troisième trophée. Une soirée empreinte d’émotion, alors que le festival rend hommage à Émilie Dequenne, leur actrice fétiche, disparue prématurément en mars dernier.
Le jury, présidé cette année par Juliette Binoche, dévoilera son palmarès samedi soir. Parmi les favoris figurent également *Un simple accident* de Jafar Panahi, une critique acerbe du régime iranien, ainsi que *Valeur sentimentale* de Joachim Trier et *Deux procureurs* de Sergueï Loznitsa, plongée glaçante dans les purges staliniennes.
L’ombre d’Émilie Dequenne plane sur cette dernière journée. Révélée à 18 ans par *Rosetta*, la comédienne avait marqué les esprits et offert aux Dardenne leur première consécration cannoise en 1999. « Elle sera un peu là », confie Luc Dardenne, évoquant la projection spéciale de leur film culte en clôture. *Jeunes mères*, qui sort en salles ce vendredi, explore la résilience de jeunes femmes en situation précaire, hébergées dans une maison maternelle. « Chacune tente de se libérer d’un destin imposé », résume Jean-Pierre Dardenne.
Hors compétition, les projecteurs se tournent vers les premières réalisations d’acteurs confirmés, comme Scarlett Johansson (*Eleanor the Great*) ou Kristen Stewart (*The Chronology of Water*). La soirée s’annonce riche avec la remise de la Queer Palm et de l’Œil d’or, sans oublier l’incontournable Dog Palm, récompensant le meilleur chien acteur.
En parallèle, deux films français seront présentés en avant-première : *13 jours, 13 nuits* de Martin Bourboulon, retraçant l’évacuation chaotique de l’ambassade de France à Kaboul en 2021, et *Moi qui t’aimais* de Diane Kurys, portrait intimiste du couple mythique Montand-Signoret. Une clôture en apothéose pour cette édition cannoise, entre hommages et promesses cinématographiques.





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