Nous rejoindre sur les réseaux

News

Bruno Retailleau veut imposer la castration chimique aux pires criminels sexuels

Le candidat LR à la présidentielle propose une mesure radicale contre la récidive. À gauche, on doute de son efficacité et on avance d’autres solutions.

Article

le

Bruno Retailleau veut imposer la castration chimique aux pires criminels sexuels

Le candidat LR à la présidentielle propose une mesure radicale contre la récidive. À gauche, on doute de son efficacité et on avance d’autres solutions.

Mercredi dernier, le patron des Républicains a lancé une idée forte sur BFMTV. Selon lui, les délinquants sexuels les plus violents et à haut risque de récidive devraient subir une castration chimique sans leur consentement. Cette annonce intervient après le meurtre de la jeune Lyhanna, un drame qui a secoué l’opinion.

Bruno Retailleau, qui brigue l’Élysée pour 2027, estime que les peines de prison incompressibles sont difficiles à mettre en place. Il veut donc une contrainte médicale pour les cas les plus graves. « On ne peut pas laisser nos enfants comme une proie face à ces criminels », a-t-il déclaré. Aujourd’hui, la castration chimique ne peut être appliquée qu’avec l’accord de la personne condamnée. Le candidat LR souhaite briser ce principe de volontariat.

De l’autre côté de l’échiquier politique, les réactions sont prudentes. Marine Tondelier, cheffe des Écologistes et elle aussi candidate, a mis en garde contre une solution trop simpliste. Elle insiste sur un autre angle mort : la santé mentale. « Il y a un problème assez large dans le pays, sous des tas d’aspects, et on ne sait pas le prendre en charge », a-t-elle souligné. Pour elle, soigner les causes profondes est tout aussi crucial que punir.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, partage ce scepticisme sur la fin du volontariat. Il propose à la place un encadrement technologique plus strict. Le port du bracelet électronique anti-rapprochement pourrait être imposé après la prison. Cela empêcherait les criminels de s’approcher des écoles ou des crèches. Une alternative qui, selon lui, protège sans recourir à un traitement hormonal forcé.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus