Monde
Argentine : le candidat ultralibéral Javier Milei remporte la présidentielle
Le candidat « antisystème » a raflé 55,7 % des voix, dimanche 19 novembre, face à l’actuel ministre de l’économie, Sergio Massa. Arrivé en tête du scrutin dans 21 des 24 provinces, il est le président le mieux élu depuis le retour de la démocratie en 1983.
Dans un tournant politique sans précédent, Javier Milei, figure de l’ultradroite libertarienne, a remporté la présidence argentine avec une majorité écrasante de 55,69 % des voix, renversant ainsi le gouvernement péroniste en place. Cette victoire, annoncée alors que la nuit tombait sur Buenos Aires, a été accueillie avec une joie débordante par ses partisans rassemblés devant l’hôtel Libertador.
Sergio Massa, le ministre de l’Économie du gouvernement sortant, a reconnu sa défaite, marquant ainsi un changement radical dans le paysage politique argentin. Le triomphe de Milei, inattendu par les médias et les instituts de sondage, marque une rupture claire avec les politiques péronistes traditionnelles.
La victoire de Javier Milei, qui prendra ses fonctions le 10 décembre, est un symbole fort de la montée de l’ultradroite dans le pays. Le leader libertarien, connu pour ses propositions radicales telles que la dollarisation de l’économie argentine et la réduction drastique des services publics, a su capter le mécontentement et la colère d’une population étouffée par la crise économique. Malgré son style agressif et ses déclarations souvent provocatrices, il a réussi à séduire une majorité d’électeurs, désireux de rompre avec le péronisme.
Cette victoire survient dans un contexte économique tendu, marqué par une inflation de 142,7 % sur les douze derniers mois et une pauvreté touchant 40 % de la population. La campagne électorale, longue de cinq mois depuis les primaires d’août, a été éprouvante pour les Argentins, oscillant entre espoir et désespoir.
Alors que les militants de Javier Milei célébraient dans les rues de Buenos Aires, les partisans péronistes étaient en deuil, réfléchissant amèrement sur les résultats et l’avenir de leur mouvement. Des scènes contrastées se sont déroulées dans la capitale, reflétant la division profonde au sein de la société argentine.
Dans son discours de victoire, Javier Milei a promis une nouvelle ère pour l’Argentine, tout en avertissant qu’il serait « implacable » avec ceux qui s’opposeraient à son gouvernement. Ses paroles, ainsi que la nomination de Victoria Villarruel, connue pour ses positions controversées sur la dictature, ont suscité des réactions mitigées, oscillant entre l’enthousiasme de ses partisans et la consternation de ses détracteurs.
L’Argentine s’engage ainsi sur un chemin inédit, avec un président qui défie les normes et les attentes. Seul l’avenir dira comment Javier Milei façonnera le destin de ce pays d’Amérique du Sud, confronté à d’immenses défis économiques et sociaux.
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