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Politique

Le portrait présidentiel boudé à Saint-Denis : le préfet demande au maire de faire marche arrière

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Le représentant de l’État en Seine-Saint-Denis a adressé un courrier au premier édile de la ville, Bally Bagayoko, pour lui demander de revenir sur sa décision de retirer le portrait officiel d’Emmanuel Macron de son bureau, tout en reconnaissant l’absence d’obligation légale en la matière.

Dans une lettre rendue publique mercredi, le préfet Julien Charles a invité le maire de Saint-Denis à reconsidérer son geste. L’élu de La France insoumise avait décroché le cliché présidentiel, désormais posé face contre un mur dans un angle de son espace de travail. Le haut fonctionnaire a rappelé que l’affichage du portrait du chef de l’État dans les mairies, bien que non imposé par la loi, constitue une tradition républicaine solidement ancrée. Selon lui, cette pratique vise à fédérer les citoyens autour des institutions, par-delà les divergences politiques. Il a donc exhorté Bally Bagayoko à respecter cet usage et à revenir sur sa position.

Le maire, qui s’était exprimé lundi sur une chaîne d’information, a justifié sa décision par une dimension symbolique. Il a expliqué avoir laissé le portrait retourné aussi longtemps que la République ne serait pas en mesure de réduire les inégalités. Figure montante de la gauche radicale et proche de Jean-Luc Mélenchon, il a précisé attendre l’émergence d’une nouvelle ère politique et l’élection d’un président différent.

Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs militants écologistes ont été poursuivis ces dernières années pour avoir retiré et emporté des portraits d’Emmanuel Macron, dénonçant l’inaction gouvernementale face à l’urgence climatique. Si certains ont été condamnés pour vol, d’autres ont été relaxés, les juges retenant parfois la liberté d’expression comme motif.

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