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France

A l’approche de la rentrée, nouveau samedi de mobilisation anti-pass sanitaire

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A l’approche de la rentrée, les opposants au pass sanitaire et à toute obligation vaccinale contre le Covid-19 comptent accroître la pression sur le gouvernement pour leur sixième week-end de mobilisation, avec plus de 200 manifestations prévues en France.

Selon les estimations d’une source policière, entre « 170.000 et 220.000 » personnes devraient manifester, avec des cortèges importants anticipés à « Toulon, Nice, Marseille, Montpellier ou encore Perpignan ».

Dans le centre de la petite ville de Pau (77.000 habitants), au moins 2.700 personnes selon la police ont manifesté en matinée, dont une des figures emblématiques du mouvement des « gilets jaunes », Jérôme Rodrigues, qui a publiquement déclaré: « Vaccinez-vous si vous voulez, mais on est contre un pass à l’hôpital ou pour aller faire ses courses, on demande l’abrogation de la loi ».

Le pass sanitaire a été étendu depuis lundi à plus de 120 grands centres commerciaux et magasins de région parisienne et de la moitié sud de la France. Il peut s’agir d’une preuve de vaccination complète, d’un test antigénique de moins de 72 heures ou d’une preuve de maladie dans les six derniers mois.

A Paris, entre 12.000 et 20.000 manifestants sont attendus en quatre cortèges, selon une source policière.

Deux sont  à l’initiative de collectifs de « gilets jaunes » et un autre à l’appel de Florian Philippot, ex-numéro 2 du Front national, chef de file des « Patriotes ».

Pas « la peste »

Place du Châtelet, quelques centaines de manifestants vêtus de blanc avaient répondu à l’appel de l’ancienne « gilet jaune » Sophie Tissier. « Le gouvernement va bientôt pouvoir savoir si on a été faire pipi au cinéma, ou si on a été faire nos courses », a-t-elle lancé, redoutant qu’on aille « vers un contrôle permanent des citoyens ».

Les opposants au pass sanitaire sont aussi vent debout contre l’éventuelle extension de la vaccination aux enfants de moins de 12 ans. Cette mesure n’est « pas d’actualité » en France, avait assuré jeudi le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer.

Les 12-17 ans peuvent se faire vacciner depuis la mi-juin et 55% d’entre eux ont déjà reçu une dose.

Monique Bourhis, 75 ans et « pas vaccinée », est venue en train de l’Eure manifester comme « tous les samedis », avec le badge « pas touche à nos enfants »: « Je n’ai pas à montrer un document pour aller au café. Je ne suis pas contre le vaccin mais j’attends le français. Là on saura ce qu’il y a dedans », dit cette retraitée sensible au discours de M. Philippot et défiante envers les vaccins à ARN messager, qu’elle assimile à « du poison ».

« L’obligation vaccinale serait légitime face à la peste mais on n’a pas des charrettes de cadavres dans la rue », a dit aussi un cadre de 45 ans, Cédric, venu de Normandie manifester à Paris à l’appel de M. Philippot.

Vendredi soir, près de 2.100 malades du virus étaient toujours hospitalisés en soins critiques en France, les situations étant très contrastées d’une région à l’autre.

Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel et selon un communiqué du préfet de région, « 60 décès supplémentaires sont à déplorer » depuis lundi.

En Polynésie française, les écoles, collèges et lycées vont fermer dès lundi, car « la propagation du virus Delta au sein des établissements scolaires (…) nécessite une réaction forte », selon le président de l’archipel Edouard Fritch.

Vendredi, le Premier ministre en déplacement au Centre hospitalier d’Etampes (Essonne) y avait souligné qu’aucun des cinq malades admis en réanimation n’était vacciné, y voyant « la preuve par l’exemple ». « C’est toujours le même profil: (des malades) plus jeunes et non vaccinés », avait insisté Jean Castex.

« Touche pas à Raoult »

A Paris, M. Philippot a « dédié » la manifestation à son appel au professeur Didier Raoult – promoteur d’un traitement très controversé des malades du Covid-19 – alors que le slogan « touche pas à Raoult » apparaissait parmi les drapeaux français. « Ils veulent honteusement l’évincer ! », a-t-il lancé au micro, en allusion aux déclarations du directeur-général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille qui ne souhaite pas reconduire l’infectiologue de 69 ans à la tête de l’IHU Méditerranée Infection.

Le mouvement qui a débuté mi-juillet et rassemble au-delà de la galaxie vaccino-sceptique ou complotiste, est marqué par une forte décentralisation.

Samedi dernier, le ministère de l’Intérieur avait recensé 214.845 manifestants, un chiffre en légère baisse par rapport à la semaine précédente. Le collectif militant Le Nombre Jaune, publiant un décompte ville par ville, avait dénombré 388.843 participants, également en légère baisse par rapport aux 415.000 qu’il avait comptés le samedi précédent.

Économie

L’inflation en France remonte à 6% en janvier, selon l’Insee

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L'inflation en France remonte à 6% en janvier, selon l'Insee

Cette hausse proviendrait de «l’accélération des prix de l’alimentation et de ceux de l’énergie».

La hausse des prix à la consommation s’est légèrement accélérée en janvier. Le taux d’inflation a atteint 6% sur un an, après 5,9% en décembre, selon une première estimation publiée mardi 31 janvier par l’Insee. « Cette légère hausse de l’inflation serait due à l’accélération des prix de l’alimentation et de ceux de l’énergie », respectivement en hausse de 13,2% et 16,3% sur un an, estime l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Les prix de l’énergie ont rebondi « du fait de la hausse des prix des produits pétroliers, en partie due à la fin des remises sur les carburants, et de celle, encadrée, des prix du gaz ». Au 1er janvier 2023 ont en effet pris fin la remise à la pompe de 10 centimes d’euros par litre et le plafonnement à 4% de la hausse du prix du gaz (au profit d’un plafonnement à 15% en 2023). A titre de comparaison, les prix de l’énergie avaient progressé de 15,1% sur un an en décembre et de 19,9% en janvier 2022.

Quant aux produits alimentaires, la hausse des prix s’est accélérée en janvier à la fois pour les produits frais (+9,8% sur un an après +9,3% en décembre 2022) et les autres produits alimentaires (+13,8% après +12,6%).

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France

Retraites : nouvelle journée de mobilisation en France

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Retraites : nouvelle journée de mobilisation en France

Les syndicats espèrent une mobilisation au moins équivalente à celle du 19 janvier pour faire plier le gouvernement sur son projet phare.

La grève est très suivie dans les transports avec une circulation des métros et RER « très perturbée » en région parisienne, de même que celle des TGV. La situation est encore plus difficile pour les trains régionaux et le trafic des Intercités est quasiment à l’arrêt.

A la gare routière de Bobigny, Marie-Hélène Plautin, retraitée, est partie avec une heure et demie d’avance pour son rendez-vous médical, un trajet qui ne nécessite en temps normal qu’une demi-heure en tramway: « J’ai rendez-vous avec un médecin pour la première fois à Saint-Denis. Depuis que je sais que cette grève va avoir lieu, je me demande si je vais pouvoir y aller », explique-t-elle.

A Bordeaux, Josselin et Alicia Frigier, 40 ans, reviennent de Madrid et après avoir passé plusieurs heures en bus, ont vu leur train pour La Rochelle annulé. « On nous propose à la place une heure de train et 3 heures de bus », détaille la voyageuse. Son mari concède que s’il y a grève,  » c’est sûrement pour une bonne raison ».

Dans les cortèges, dont les premiers se sont élancés à 10h00, « nous espérons être au moins autant (que le 19), si ce n’est plus », a souligné mardi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, sur BFMTV et RMC.

« Les deux marqueurs qui doivent être retirés » de la réforme sont le report de l’âge légal à 64 ans et l’allongement accéléré de la durée de cotisation jusqu’à 43 annuités, a martelé le responsable syndical, ajoutant: « si la Première ministre n’a pas entendu le message, aujourd’hui on va le lui dire plus haut, plus fort et plus nombreux ».

La mobilisation en chiffres

La journée du 19, à l’appel des huit principaux syndicats français, avait réuni selon les autorités 1,12 million de manifestants, plus de deux millions selon la CGT.

Cette fois-ci, 1,2 million de manifestants sont attendus en fourchette haute dont 100 000 à Paris, selon une source policière.

Onze mille policiers et gendarmes sont mobilisés, dont 4 000 à Paris, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Penser déjà à la suite ?

Une intersyndicale doit se réunir à partir de 18h00 au siège de FO pour décider des suites du mouvement, et probablement annoncer au moins une nouvelle journée de mobilisation. La CGT, FO et Solidaires souhaitent des grèves reconductibles, comme en ont déjà décidé certains syndicats, par exemple dans l’énergie et l’éducation.

Les syndicats enseignants ont prévu 50% de grévistes mardi parmi les professeurs, de la maternelle au lycée.

Des étudiants étaient également mobilisés, comme au site Saint-Charles de l’université Aix-Marseille, où un piquet de grève a été installé avec une banderole « Réforme accablante, riposte étudiante. Des élèves de Sciences Po ont voté l’occupation des locaux depuis 21H lundi.

La CGT a annoncé 75 à 100% de grévistes dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies. Quant aux grévistes d’EDF, ils ont occasionné dans la nuit des baisses de charges dans les centrales électriques de « près de 3.000 MWH », sans toutefois causer de coupures, selon la CGT et EDF.

La position du gouvernement

Pris en étau entre la détermination de la rue et la virulence des oppositions à l’Assemblée, où le projet est débattu depuis lundi, le gouvernement a durci le ton ce week-end, M. Darmanin dénonçant « le profond mépris de la valeur travail » d’une partie de la gauche.

Elisabeth Borne a elle joué la carte de la fermeté, affirmant que le recul de l’âge n’était « plus négociable », même si des mesures en faveur des femmes, plus impactées par la réforme que les hommes, sont envisagées.

En retrait sur ce dossier, le président Emmanuel Macron, qui joue en partie son quinquennat sur cette réforme, l’a jugée lundi « indispensable ».

Mais pour l’exécutif, la bataille de l’opinion « est très mal engagée », selon Frédéric Dabi, de l’institut de sondages Ifop: « Au fur et à mesure que les Français entrent dans la connaissance de la réforme, l’adhésion recule » dans les sondages.

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

La moitié des enseignants du premier degré (maternelle et élémentaire) devrait faire grève mardi 31 janvier, deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu ce lundi 30 janvier que la moitié des enseignants du premier degré seraient grévistes dans le cadre de la deuxième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, mardi 31 janvier.

« Il n’y a pas d’étonnement, on savait que nous n’irions pas jusqu’à 70 % comme lors de la première mobilisation [le 19 janvier, ndlr]. Mais 50 % reste un très bon chiffre qui montre qui le mouvement de contestation contre la réforme des retraites s’installe dans les écoles », a expliqué à l’AFP Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

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