Politique
Macron veut une coalition de Lisnard à Glucksmann face aux extrêmes
Emmanuel Macron appelle les forces politiques de David Lisnard à Raphaël Glucksmann à s’unir pour éviter un second tour entre les extrêmes. Il réclame une…

Emmanuel Macron appelle les forces politiques de David Lisnard à Raphaël Glucksmann à s’unir pour éviter un second tour entre les extrêmes. Il réclame une coalition sans attendre, sans désigner celle ou celui qui la conduira jusqu’à la présidentielle.
Emmanuel Macron refuse de voir la présidentielle se résumer à un duel entre La France insoumise et le Rassemblement national. Il appelle les forces politiques allant de David Lisnard à Raphaël Glucksmann à travailler ensemble, dans une logique de coalition, pour empêcher un second tour entre les extrêmes. À ses yeux, sur l’Europe, l’État de droit, l’économie de marché et le rejet des extrêmes, ce qui rapproche ces familles politiques pèse plus lourd que ce qui les sépare.
Dans un paysage politique divisé en trois blocs, ces forces doivent assumer qu’elles auront à travailler ensemble et commencer sans attendre. Reste une question délicate, savoir qui conduira cette coalition vers la présidentielle. La réponse appartient à ces formations, qui devront trouver un mode de départage.
Le chef de l’État répète qu’il n’a pas à s’immiscer dans la campagne et se pose en garant de son bon déroulement. Il continue pourtant de faire de la lutte contre les extrêmes son combat principal. Le risque est connu. Si les sondages se confirment dans les urnes, Marine Le Pen pourrait arriver au pouvoir après dix ans d’Emmanuel Macron.
Sa position a un goût de paradoxe. Depuis les législatives de 2022, il est confronté à une majorité introuvable, et la dissolution manquée de l’Assemblée nationale en 2024 n’a pas arrangé les choses. Lui-même n’a pas réussi à construire de telles coalitions.
Les candidats de la droite et du centre, tout comme Raphaël Glucksmann à gauche, ne figurent pas au second tour de la présidentielle dans l’état actuel de la campagne. La polarisation vers les extrêmes domine les sondages. Dans le camp présidentiel, Édouard Philippe et Gabriel Attal sont toujours en course malgré les appels à une candidature unique. Les deux anciens Premiers ministres marquent leurs distances avec Emmanuel Macron. Le message présidentiel se veut clair. Le sujet n’est pas Macron ou pas Macron puisqu’il ne sera pas sur la photo. Il assume seul son bilan et les autres sont libres de s’en affranchir. À eux d’assumer pleinement leurs responsabilités, car c’est leur élection. Bruno Retailleau a relancé l’idée d’une primaire pour désigner un candidat unique à droite et au centre. Cela accentue la pression sur Édouard Philippe, seul candidat déclaré à s’y opposer.
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