Économie
Volkswagen sous la menace de grèves dès janvier
Les syndicats allemands fixent un ultimatum à Volkswagen et brandissent la carte des grèves dès janvier. La direction doit revenir sur l’annulation de ses…

Les syndicats allemands fixent un ultimatum à Volkswagen et brandissent la carte des grèves dès janvier. La direction doit revenir sur l’annulation de ses accords salariaux avant fin octobre, sur fond de plan de réduction massive des effectifs.
Chez Volkswagen, la tension monte d’un cran. IG Metall prévient que des grèves pourraient débuter en janvier si le constructeur ne retire pas, d’ici la fin octobre, sa décision de résilier les accords salariaux. Thorsten Groeger, du syndicat IG Metall, a expliqué lors d’une conférence de presse que l’entreprise avait jusqu’à la fin du mois pour revenir sur cet avis de résiliation. Faute de quoi, un processus de grande ampleur serait lancé, ouvrant la voie à des actions collectives chez Volkswagen. Le syndicat évoque ainsi clairement des arrêts de travail. Une période de paix sociale interdisant les grèves dans l’entreprise court jusqu’au 1er janvier 2027.
Le bras de fer ne porte pas seulement sur le calendrier. Volkswagen veut supprimer 100 000 emplois et pourrait fermer jusqu’à quatre usines en Allemagne. Le groupe subit une concurrence chinoise de plus en plus vive, des milliards de coûts liés aux droits de douane et une transition coûteuse vers les véhicules électriques. Pour réduire la facture, la direction a résilié le mois dernier la quasi-totalité des accords salariaux conclus avec ses salariés allemands. Des normes de travail établies de longue date, notamment sur le temps de travail et les indemnités de congés payés, sont de nouveau sur la table des négociations.
Le syndicat accuse Volkswagen de revenir sur les engagements pris dans le cadre d’un accord historique conclu fin 2024. La direction affirme de son côté explorer toutes les options pour baisser les coûts et préserver sa compétitivité. Le comité d’entreprise a indiqué lundi que le directoire comptait geler les salaires de 660 000 salariés dans le monde jusqu’en 2030. Sa présidente, Daniela Cavallo, a lancé que les conditions d’exploitation avaient changé, mais que certaines évolutions étaient prévisibles. Elle attend du directoire, qu’elle présente comme le mieux rémunéré du pays, qu’il travaille avec les représentants du personnel à une solution.
Les négociations salariales allemandes doivent débuter au plus tard début décembre. Thorsten Groeger souhaite qu’elles commencent dès le 24 novembre. Volkswagen refuse de commenter les mesures précises de réduction des coûts et de restructuration qu’il pourrait déployer dans ce cadre. Une piste sur la table est la création d’une société de transfert, soutenue par l’Agence fédérale pour l’emploi. Elle servirait à reconvertir les salariés et à les aider à retrouver un poste en dehors du groupe.
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